dimanche 17 avril 2011

Qui veut héberger Kadhafi ?

Le gouvernement américain a lancé une intense recherche pour trouver un pays qui pourrait accueillir le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, affirme le New York Times. Cependant, le colonel Kadhafi risquant d'être poursuivi par la Cour pénale internationale de La Haye pour les atrocités commises contre son propre peuple depuis le début de la rébellion, les responsables américains n'ont qu'une courte liste de pays potentiels. Trois responsables de l'administration Obama ont indiqué au New York Times qu'ils tentaient de trouver un pays qui n'ait pas signé ou ratifié le Traité de Rome qui oblige les pays à livrer quiconque est inculpé par la CPI. Kadhafi pourrait ainsi trouver refuge dans un pays d'Afrique, dont la moitié des Etats n'a pas signé le traité. "Nous avons tiré quelques enseignements de l'Irak, et un des plus importants est que les Libyens doivent prendre la responsabilité du changement de régime, pas nous", a indiqué au quotidien un haut responsable de l'administration Obama. "Ce que nous essayons simplement de faire c'est de trouver le moyen d'organiser une issue pacifique", a-t-il ajouté.

  • - Le conflit en Libye, "c'est long et compliqué"Interrogé dimanche, dans un entretien publié par Le Parisien, sur la possibilité d'un risque d'enlisement du conflit libyen, le ministre de la Défense Gérard Longuet a répondu : "je dirais plutôt qu'il y a un certain risque que cette guerre puisse durer car Kadhafi et la Libye ne sont pas totalement prévisibles", ajoutant "oui, c'est long et compliqué. Et parce que c'est compliqué, c'est long". A la question de savoir si la France a les moyens de financer les conflits dans lesquels elle est engagée en Libye, en Côte d'Ivoire ou en Afghanistan, Gérard Longuet a répondu en revanche positivement : "Le budget 2011 pour les opérations extérieures est estimé à 900 millions d'euros dont 50 millions nous seront remboursés par les Nations Unies. Pour l'instant, on reste à l'intérieur de cette enveloppe. Tout dépend bien sûr de la durée du conflit en Libye"...

  • - Les rebelles progressent sur le front de l'Est
    Dans l'Est, longtemps bloqués autour d'
    Ajdabiya, noeud de communication stratégique à 160 km au sud de leur fief Benghazi, les rebelles ont avancé samedi d'une quarantaine de kilomètres à l'ouest, en direction du site pétrolier de Brega. Mais à mi-chemin entre les deux villes, distantes de 80 km, des tirs de roquettes des forces gouvernementales ont fait au moins six morts et 20 blessés, selon des responsables de l'hôpital d'Ajdabiya, où les victimes ont été transportées.

  • - Misrata pilonnéeA Misrata, grande ville côtière à 200 km à l'est de Tripoli assiégée depuis près de deux mois par les forces gouvernementales, les combats ont fait au moins six morts et 31 blessés, selon des sources médicales. Une usine de produits laitiers a été bombardée samedi. "Ils essaient de nous affamer en attaquant l'usine de produits laitiers, le site de purification de l'eau", a dénoncé Jiraal, un Libyen installé en Angleterre mais revenu se battre. Selon un médecin présent sur les lieux, les rebelles ont détruit quatre chars - dissimulés dans des maisons pour éviter les tirs de l'Otan - lors de l'attaque d'un camp de l'armée régulière.

  • - Raids aériens sur Syrte Les avions de l'Otan ont intensifié leur activité dans la zone ces trois derniers jours. Selon les rebelles, ils ont mené des raids aériens afin de leur dégager le terrain et faciliter leur progression vers Brega. Plus à l'ouest, des raids aériens de l'Otan ont visé Syrte, ville natale du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, et la région d'Al-Hira, au sud-ouest de Tripoli, selon l'agence officielle libyenne Jana.

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