SANS l'attention d'un témoin, la « magouille » entre un cariste, son beau-frère et un chauffeur routier serait sans doute passée inaperçue. Le stratagème en question visait à sortir de la marchandise d'une entreprise de transport, en l'ajoutant au chargement d'un camion, puis de la récupérer discrètement sur un parking du Soissonnais. Une entourloupe ni vu, ni connu, en somme, qui aurait été inscrite dans la casse pertes et profits de la société lésée.
Le lieu de déchargement se trouve être une aire de stationnement pour les poids-lourds, située à Margival, à proximité de la RN2.Dans la nuit de vendredi à samedi, un témoin est intrigué par le « manège » de deux individus à l'arrière d'un poids-lourd. Ils déchargent visiblement des palettes. L'homme compose le 17 et avertit les forces de l'ordre.
La patrouille du Psig de Soissons se rend alors sur place et met en lumière le petit manège. Le chauffeur du camion, un quadragénaire du Pas-de-Calais, ainsi qu'un deuxième homme, âgé de 28 ans et domicilié à Corcy, déchargent bien plusieurs palettes de l'ensemble routier. Chacune contient deux kits de piscines extérieures en bois. La cargaison est déposée dans une remorque, tractée par une voiture particulière.
Manège à trois
Pris en flagrant délit, les deux « déménageurs » nocturnes sont interpellés par les militaires du Psig. Emmenés au poste, ils sont remis aux enquêteurs de la brigade de Soissons. Les auditions permettent de clarifier la mise en place de ce vol de fret. Notamment que le « coup » était prévu.
Dans la soirée précédant les faits, le chauffeur routier a visiblement chargé plusieurs palettes dans une société de transport de Villeneuve-Saint- Germain. Lors du remplissage de la remorque, le cariste lui propose d'en prendre deux de plus : les fameuses piscines en kit. Ensuite, le routier doit retrouver le beau-frère de l'employé, quelques heures plus tard, sur un parking pour mettre ce supplément « à quai ». Il est également convenu que le chauffeur recevra un « dédommagement » en argent liquide.
Le chargement se passe correctement. La récupération de la marchandise volée beaucoup moins, grâce à la vigilance de la personne qui a donné l'alerte. Le chauffeur et le beau-frère sont pris la main dans le sac. Le cariste est retrouvé le lendemain.
Les trois protagonistes de cette affaire ont tous reconnu les faits au cours de leur garde à vue. Ils sont convoqués, en septembre, devant le tribunal correctionnel de Soissons, pour vol en réunion.http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/la-magouille-dun-cariste-et-dun-chauffeur-routier
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