vendredi 17 juin 2011

Dijon : violences conjugales et attaque à la fourchette

L’homme comparaissait libre hier devant le tribunal correctionnel. Il devait répondre de faits de violences sur sa concubine.
Le prévenu, 25 ans, est Turc. Aidé d’une interprète, il a expliqué sa situation : il a rencontré son amie un an et demi plus tôt. Celle-ci avait déjà un enfant, et ils ont eu une petite fille qui a quatre mois. Le couple vit ensemble, mais l’appartement est au nom de la femme. Lui ne travaille pas, n’ayant pas encore obtenu d’autorisation.
C’est d’ailleurs son inactivité qui semble au cœur de leur mésentente. Le 25 mai, une nouvelle dispute éclate. Dans la version de la concubine qui a porté plainte, il l’aurait frappée à coups de poing, lui aurait tordu les doigts et donné un coup de fourchette. Il l’aurait ensuite mise dehors, en gardant les enfants à l’intérieur. Elle a également décrit aux policiers une atmosphère plus que pesante : son ami ne sort jamais, il passe ses journées à surfer sur Internet. Les insultes sont fréquentes.

La version du concubin

Bien entendu, l’homme a un autre point de vue : c’est elle qui l’insulte, lui reprochant sans cesse de vivre à ses crochets. De plus, il ne l’aurait pas mise dehors, mais c’est elle-même qui aurait voulu sortir pour prendre l’air et se calmer. Elle avait même préparé un pique-nique. Il aurait juste refusé qu’elle emmène le bébé avec elle car « il ne faisait pas beau ». Et pour les coups portés avec la fourchette, c’est en voulant lui retirer des mains alors qu’elle le menaçait qu’il l’a légèrement blessée. Le juge, Bruno Segond, explique qu’il comprend bien que la situation entre les deux parties est tendue. Mais un point du dossier a particulièrement retenu son attention. En effet, la femme a déclaré que son ami lui faisait du chantage, et qu’il menaçait de retourner en Turquie avec la petite fille.
Quoi qu’il en soit, et suivant les déclarations du procureur Jean-Luc Chemin, la femme avait des hématomes : la violence, ce jour au moins, ne fait aucun doute.
L’homme a été condamné à 4 mois de prison avec sursis et une interdiction d’entrer en contact avec la victime. Interdiction qui pourrait être levée si la femme en faisait la demande, et ne remet pas en cause les droits parentaux du prévenu.
http://www.bienpublic.com/cote-d-or/2011/06/16/dijon-violences-conjugales-et-attaque-a-la-fourchette

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