L'ex-compagne de Jean-Luc Bubert soupçonnée d'avoir eu une part active, a été relaxée, la semaine dernière par le tribunal correctionnel de Laon. Le procureur Olivier Hussenet n'avait fait aucune réquisition sans aller jusqu'à demander la relaxe. Il avait tenu à s'expliquer : « Cette affaire continue de hanter mon parquet. C'est l'un des dossiers les plus douloureux que j'ai eu à traiter. Cependant, il n'y avait pas d'autre solution que de le placer en garde à vue, ne serait-ce que pour lui conférer les droits inhérents comme l'assistance d'un avocat. »
En septembre 2008, les deux enseignants viennent de se séparer. Ils se disputent la garde de leur garçon de 8 ans. « La prétendue agression tombe à point nommé », explique Me Lec lors du procès. Elle va voir le collégien, se rend chez lui à plusieurs reprises et l'emmène chez son médecin pour faire établir un certificat médical. Le jour où son professeur est placé en garde à vue, Maxime assure qu'il aurait avoué à l'ex compagne de Jean-Luc Bubert qu'il avait menti. Elle ne prévient pas les gendarmes. Le professeur Bubert se pend en sortant de garde à vue.
« Pas de vengeance »
« Si elle l'avait fait, cela aurait sans doute empêché l'acte irréparable. Elle n'a jamais été amenée à s'expliquer et le jour du procès, elle est absente. Dans cette affaire gravissime, nous avons constamment réaffirmé que l'enfant qui avait menti ne pouvait être le seul tenu responsable. Nous allons continuer notre combat pour la vérité. » Me Francis Lec, le bâtonnier amienois est déterminé. Il a fait appel du jugement tant au pénal qu'au civil. Cependant pour que l'action au pénal soit recevable, il faut également que le procureur fasse appel. Il a jusqu'à lundi pour le faire. S'il ne le fait pas, la famille Bubert aurait un ultime recours possible, en faisant une requête auprès du procureur général.
Jean Bubert, le père du défunt professeur considère qu'il n'a pas bénéficié d'un procès équitable. Selon lui, l'audition de l'ex compagne de son fils par le tribunal était capitale pour rechercher si l'élément intentionnel de complicité de dénonciation calomnieuse du délit était constitué. « Le tribunal a considéré le comportement de l'ex-compagne de mon fils inapproprié. Le terme me choque profondément. Ce n'est pas la vengeance que je cherche. Maxime s'est expliqué et s'est excusé lors de son procès, cela m'a permis de tourner la page. Depuis trois ans l'ex compagne de mon fils fuit toute explication. J'aimerais qu'elle m'écoute et qu'elle s'explique, qu'elle exprime des regrets, des remords. Ca fait trois ans que je n'ai pas vu mon petit-fils.» Trois ans après la disparition du professeur de Saint-Michel, la souffrance est intacte.
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/la-famille-bubert-contre-attaque
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire