C'est une terrible épreuve que vit une famille albigeoise, depuis 4 mois. Le 14 juin, Francis Doujal, 61 ans, était retrouvé mort sur l'île du Ramier, à Toulouse, le corps à moitié immergé dans la Garonne. Mort naturelle, suicide, homicide : toutes ces pistes ont été examinées par les policiers de la brigade de la sûreté départementale de Haute-Garonne. À ce jour, les causes de ce décès n'ont pu être clairement établies. La première autopsie n'avait pas donné les résultats escomptés. Le procureur de la République de la Toulouse avait donc ordonné une analyse anatomo-pathologique (Anapath). Un travail d'expertise médicale, réalisé à Paris, qui a pris du temps, ce qui explique que le corps n'ait été rendu que cette semaine à la famille Doujal. Celle-ci a donc pu enfin organiser les obsèques, qui seront célébrées ce matin à 10 heures, en l'église Saint-Joseph d'Albi, suivies de l'inhumation au cimetière des Planques. Pour autant, tant qu'ils ne connaîtront pas toute la vérité sur les circonstances de ce décès, la maman, la sœur et tous les proches de Francis Doujal ne pourront véritablement faire leur deuil.
D'autant que les questions sont nombreuses. Si l'Anapath a confirmé une chose, c'est que le sexagénaire n'était pas en bonne santé. Il souffrait notamment de diabète. Cela renforce l'hypothèse d'un malaise qui lui aurait été fatal, car il est établi qu'il n'est pas mort noyé. Selon une source proche de l'enquête, « rien ne démontre qu'il ait été battu à mort ».
Des traces suspectes avaient pourtant été relevées sur son cou et il présentait une fracture du larynx. Les conséquences de sa chute sur les berges de la Garonne ou d'un choc contre un tronc d'arbre ? Peut-être.
Sa voiture a disparu
Le vrai souci pour les enquêteurs est ailleurs : on n'a jamais retrouvé la voiture de Francis Doujal. Plus inquiétant, la Clio a été repérée, fin juin, en Espagne. Depuis, on a perdu sa trace. Quelqu'un aurait aussi tenté d'utiliser sa carte bancaire après la date de son décès. Ces éléments n'orientent pas forcément l'enquête sur la piste de l'homicide. Du reste, les policiers toulousains ne croient pas à une agression qui aurait débouché sur un homicide. Quelqu'un aurait pu, froidement, profiter des circonstances et lui voler sa voiture et son porte-cartes. Le secteur de l'île du Ramier où le corps de Francis Doujal a été retrouvé est réputé mal fréquenté. Mais l'Albigeois ne s'y était pas rendu par hasard. « Il est allé dans un endroit où il ne fallait pas qu'il aille », nous avait confié un proche, quelques jours après sa disparition. Il avait le pressentiment qu'il ne reverrait jamais Francis vivant.Hélas, il avait raison.
http://www.ladepeche.fr/article/2011/10/15/1193195-la-mort-de-francis-doujal-reste-un-mystere.html
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