jeudi 13 octobre 2011

Le voleur dérobait les chèques des retraités : deux ans ferme

Il a nié avoir volé les formules de chèques, sa seule participation se résumait à faire encaisser les chèques par des tierces personnes et à récupérer les sommes en liquide. Yassin Guerine, 21 ans, pourtant filmé par une caméra de vidéo surveillance, également formellement reconnu par une des victimes, a réaffirmé hier être totalement étranger à toute cette histoire.
Ce n'est pas lui qui, entre mars et juillet de cette année, a pénétré dans la chambre de pensionnaires de trois résidences pour personnes âgées de l'agglomération rémoise, au foyer Arfo de Tinqueux, allée Jacques-Richard, ainsi que dans ceux de la rue d'Avranches et de la rue Tournebonneau à Reims, pour y dérober des formules de chèques et ce n'est pas lui qui a émis au préjudice de six personnes, âgées de 87 à 91 ans, des chèques avoisinant les 27 800 euros. Il se serait simplement contenté de faire encaisser les chèques par de tierces personnes… parfois sous le coup de la menace. Des menaces de séquestration. Des menaces de mort. Une fois retiré, l'argent lui était ensuite restitué.
Des faits qu'il a toujours niés, depuis son interpellation début septembre, jusqu'à son placement en détention provisoire dans l'attente de sa comparution devant le tribunal correctionnel de Reims.

En état de récidive légale

Hier, il a simplement reconnu se douter que l'origine des chèques pouvait être frauduleuse, mais a réaffirmé n'être ni à l'origine des vols, ni à l'origine de l'émission des chèques, encore moins avoir intimidé quiconque pour que les chèques soient encaissés. Des dénégations que l'on peut comprendre… En état de récidive légale, Yassin Guerine encourait une peine plancher de quatre ans d'emprisonnement. Au regard de la particulière « vulnérabilité » de ses victimes, « des victimes qu'il a choisies », le procureur a d'ailleurs requis trois ans de prison ferme.
Des réquisitions qui ont fait bondir Me Miravette, son défenseur. « Avant de pendre quelqu'un, il faut d'abord établir sa culpabilité… » Et de démonter une procédure « irrecevable. Des parties civiles qui n'ont rien à faire là… » Car à la barre vont défiler les personnes qui ont encaissé les chèques. « Celui-là se porte partie civile alors qu'il a gardé une commission… Ça n'est pas sérieux. Juridiquement, ça ne vaut rien ! »
Si Me Miravette a été suivi en ce que les parties civiles - celles qui ont encaissé les chèques - n'ont pas été jugées recevables, son client a été reconnu coupable de vols et escroqueries en récidive facilités par l'état d'une personne vulnérable et condamné à trente-six mois dont douze mois avec sursis et mise à l'épreuve pendant deux ans. Le tribunal a également ordonné son maintien en détention

http://www.lunion.presse.fr/article/marne/le-voleur-derobait-les-cheques-des-retraites-deux-ans-ferme

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