mardi 8 novembre 2011

Trois hommes encagoulés détroussent une femme chez elle

« Madame, Madame, ouvrez ! C'est votre voisin. » Fatima se rappelle des mots qui sont prononcés de l'autre côté de sa porte. Cette femme, âgée d'une cinquantaine d'années, qui réside dans le quartier de Vivières à Villers-Cotterêts, s'approche alors de son entrée et attrape la poignée. Il est 8 h 30 environ ce vendredi. Fatima se trouve seule chez elle. Son mari et sa fille sont au travail.
« En ouvrant, j'ai vu des têtes avec des cagoules, j'ai essayé de refermer aussitôt. » Il est trop tard, les agresseurs donnent un coup brutal dans la porte, qui heurte le visage de Fatima. Ses lunettes volent, son dos s'écrase contre le radiateur.
Trois hommes, le visage masqué par un passe-montagne, vêtus de couleurs sombres et porteurs de gants en latex, pénètrent dans l'appartement. « Ils ont tiré une chaise dans le séjour et m'ont dit : assieds-toi la vieille ! Je me suis assise. Je n'ai plus bougé. J'étais terrifiée. »
La victime étant à leur merci, les voleurs en profitent pour lui demander où elle range ses bijoux. La pauvre femme leur désigne le tiroir, où les pièces de valeur de la famille sont conservées dans différents étuis. Les malfrats les ouvrent un par un et balancent les objets dans un sac de sport. « Ils avaient chacun le leur », glisse Fatima.

Menacée de représailles

La Cotterézienne reste pétrifiée sur la chaise. Pendant ce temps, les voleurs font la razzia dans le logement. Ils emportent tout ce qu'ils peuvent : les bijoux de sa fille, la console de jeux, le caméscope, l'appareil photo, l'ordinateur… Ainsi qu'une partie de la collection d'assiette en cuivre de son mari. « Ils m'ont aussi demandé ma carte bleue, avec le code. Mais je ne l'avais pas sur moi… » Les voleurs n'insistent pas. Ils ne feront pas usage de la violence pour en savoir plus.
Le butin collecté, ils menacent leur victime de représailles si elle parle aux forces de l'ordre. Ensuite, ils regagnent les parties communes du bâtiment, et puis descendent les étages à visage découvert. « J'étais tellement choqué que je ne pouvais composer un numéro de téléphone. Je suis sortie et j'ai crié à l'aide dans le hall de l'immeuble. Personne n'a répondu, personne n'est sorti ! » Fatima reprend un peu ses esprits et parvient à appeler son fils, qui réside dans la commune. Ce dernier a prévenu illico les gendarmes. Néanmoins, une dizaine de minutes se sont déjà écoulées. Les voleurs sont déjà loin.
Une enquête a été ouverte par les gendarmes de Villers-Cotterêts afin de retrouver les agresseurs. Les investigations sont actuellement en cours

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/trois-hommes-encagoules-detroussent-une-femme-chez-elle

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