samedi 17 décembre 2011

Val-d'Oise : Saint-Leu ne veut pas oublier la mamie tuée

Ils vont se recueillir pour ne pas oublier Madame Delaunay. Ce matin, les proches, les voisins et des membres du conseil municipal de Saint-Leu déposeront une gerbe et des roses devant le petit pavillon de Denise Delaunay, sur l’ancien chemin de . Depuis le 20 décembre 2010, date à laquelle cette femme de 87 ans a été tuée, les volets ne se sont jamais rouverts. Elle vivait là depuis des décennies, dans la maison qui appartenait avant à ses parents. Denise était une figure locale, connue de très nombreux habitants de la commune pour s’être impliquée dans la vie locale. Il y a un an, au milieu de la froideur de l’hiver, ils découvrent l’horreur : la vieille dame est retrouvée morte dans son couloir, bâillonnée et ligotée. Elle a été frappée à . L’autopsie pratiquée révèle également qu’elle a été violée.
Un homme d’une trentaine d’années arrêté en octobre


L’auteur présumé de ce odieux est interpellé en octobre dernier. Employé dans une pizzeria de Saint-Leu depuis 2005, l’homme d’une trentaine d’années passait chaque jour à pied devant le domicile de Denise. Son ADN est retrouvé sur la scène du crime, mais il n’est pas répertorié au fichier national automatisé des empreintes génétiques. Il est finalement identifié alors qu’il commet un vol dans un supermarché. Devant les enquêteurs, il reconnaît avoir tué Denise. Il leur explique avoir bu ce soir-là, avoir sonné chez Denise après avoir été renvoyé chez lui par son patron. Dans le petit pavillon, il ferme les volets et la porte à clé avant de la mettre dans sa poche. Que s’est-il réellement passé ensuite? Rien n’est clair. Le meurtrier présumé assure que Denise s’est énervée après lui et l’a menacé avec sa « biquette » (c’est le terme qu’il emploie pour décrire la canne). « Il dit l’avoir poussée dans le dos, elle est tombée au sol. Il l’a bâillonnée pour qu’elle arrête de crier. Il l’a finie à coups de pied avant de la violer. Comme son corps gisait dans le couloir, il est monté à l’étage, il est sorti par la fenêtre et est descendu le long du poteau électrique », raconte Michèle, la fille de Denise. Depuis ces faits terribles, les enfants de la victime vivent un cauchemar. « C’est une famille très ébranlée que je défends. Elle est confrontée à la fin tragique de leur maman et aux difficultés matérielles qui en découlent, comme la mise sous scellés depuis un an du pavillon, précise Me Caty Richard, l’avocate de la famille de Denise. Le parcours judiciaire est long et l’aboutissement sera le procès. Ces victimes en attendent beaucoup. Je dois à la fois leur expliquer le maximum de choses et les ménager en prenant en compte leur grande douleur. »http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/val-d-oise-saint-leu-ne-veut-pas-oublier-la-mamie-tuee-17-12-2011-1772581.php

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