Un ensemble routier s'est couché, rue Jean-Pierre-Timbaud, très tôt hier matin, écrasant la voiture des habitants après avoir défoncé le portail d'une propriété.
AUX environs de 4 h 30, hier matin, les pompiers du centre de secours de Laon ont été appelés pour un accident survenu rue Jean-Pierre-Timbaud dans la ville préfecture. À l'endroit même où, il y a quelques mois, un homme a perdu la vie dans une tranchée. Hier matin, c'est un camion qui s'est couché, emportant sur son passage le mur de clôture d'une habitation.
À l'arrivée des secours, le chauffeur, travaillant depuis deux ans et demi pour l'entreprise Dejardin, basée à Lignières-Châtelain, à proximité d'Amiens, était sorti de lui-même de sa cabine.
Dans la maison, au numéro 26, le couple a été réveillé en sursaut. « Cela a fait un gros boom », raconte Claude Hocquet. Son épouse pensait que le bruit provenait de sa véranda. Un jeune couple louant l'habitation voisine, au numéro 24, depuis un mois, a été tout aussi surpris.
Karl Pinguet, chauffeur poids lourd depuis neuf ans, aurait perdu le contrôle de son camion en voulant éviter une poubelle qui se serait trouvée en travers de la chaussée. Il venait de reprendre la route après avoir passé la nuit dans son camion en bas de la rue Jean-Pierre-Timbaud. Venant de Châlons-en-Champagne, il devait prendre la direction de Rouen quand l'accident s'est produit : « J'ai voulu l'éviter, j'ai pensé à mon camion », indique-t-il.
Fuite de gaz, rue barrée
Malheureusement, le coup de volant et une chaussée rendue glissante par la pluie l'ont fait finir sa course à quelques centimètres de la maison de Claude Hocquet.
Des compteurs électriques et de gaz ont été arrachés, occasionnant d'importants dommages pour les habitations de la rue. Une imposante fuite de gaz s'est déclarée. Une dizaine de personnes des cinq foyers environnants a été évacuée. Une heure plus tard, après avoir effectué des tests à l'explosimètre, tout risque a été levé. Les riverains ont pu regagner leur domicile. Sous le camion couché, la voiture de Claude Hocquet a été écrasée. Une C3 pluriel qu'il avait depuis peu et qui a été réduite à l'état d'épave.
Sur place, il a fallu décharger le camion, contenant plus de 20 tonnes de luzerne. Un préalable nécessaire pour pouvoir relever et extraire le camion de l'enceinte de la propriété. Le camion n'a été évacué qu'en fin de journée, après que la rue ait été interdite à la circulation pendant plusieurs créneaux de la journée.http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/le-camion-se-plante-dans-le-jardin
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