L’homme retrouvé à l’embouchure de la rade de Lorient (Morbihan) le 13 juillet 2011 n’est toujours pas identifié. Mais les gendarmes maritimes en charge de l’enquête ont réussi à établir un portrait-robot. Ils lancent un appel à témoin.
Un portrait-robot établi
L’homme sans nom a au moins un visage. C’est l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale qui a reconstitué ce portrait-robot, à partir du corps retrouvé dans une valise, flottant à l’embouchure de la rade de Lorient le 13 juillet 2011 (lire ci-dessous).
Les enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie maritime attendent beaucoup de cette image virtuelle. « Depuis huit mois que nous travaillons sur cette enquête, nous avons recoupé beaucoup de renseignements mais nous n’avons pas réussi à identifier la victime. »
Un homme d’1,79 m habillé de marques
Ils diffusent un appel à témoin, à partir de cette description : la personne retrouvée dans la valise est « un homme, type méditerranéen, cheveux noirs, taille : 1,79 m, corpulence moyenne, pointure : 40. Aucun soin dentaire, pas de cicatrice, pas de tatouage. » Il n’a pas été opéré de l’appendicite. « Pubis, aisselles et cuisses sont rasés. » Les enquêteurs envisagent une fourchette d’âge large, « de 36 à 56 ans », et penchent plutôt pour un natif d’Europe de l’est ou d’Europe du sud.
Sa tenue évoque quelqu’un appréciant les vêtements de marque : il était « vêtu d’un pantalon de jean de couleur bleue, marque Energie - type Highelin, en taille 33 ; d’une ceinture de marque Dolce Gabbana en cuir patchwork multicolores ; d’un blouson de marque Cerruti 1881, d’un tee-shirt rouge sans manche (taille S) et d’un sous-vêtement Calvin Klein. »
Autre élément divulgué : une clé de marque Vachette, n° CDA 3M8PL. Un accessoire utilisé pour des serrures haut de gamme.
« Cet homme ne manque à personne »
Si les gendarmes maritimes révèlent aujourd’hui autant d’éléments, c’est que « les empreintes digitales et l’ADN n’ont rien donné », aucune concordance dans les fichiers. Pire, pas un employeur ou organisme français n’a signalé de disparition qui pourrait coïncider : « Cet homme ne semble manquer à personne. »
Les enquêteurs brestois, qui ont pour l’heure établi leur QG à la compagnie de gendarmerie maritime de Lorient, ont élargi leurs recherches à l’étranger, en lien notamment avec Interpol. Ils espèrent que la diffusion de la reconstitution faciale amène de nouveaux éléments pour affiner leurs recherches.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire