Un incendie a détruit une partie de l'exploitation d'un éleveur. Les circonstances entourant le sinistre demeurent obscures.
HIER à 3 heures, la chienne Belle, animal de compagnie mais aussi gardienne de la ferme Bellevue à Montigny-en-Arrouaise, réveille ses maîtres en aboyant. L'alerte est donnée, les propriétaires de la ferme sortent de leur maison, leur bâtiment agricole, mitoyen de leur maison, est en feu. Deux bovins périront asphyxiés par l'épaisse fumée qui avait envahi le hangar.
Que se serait-il passé sans cette chienne ? Lorsque Belle a donné l'alerte, le hangar était en feu et les flammes léchaient déjà l'habitation où demeure le couple formé par Michel et Anne-Claude Warrener.
Anne-Claude Warrener raconte : « Le chien aboyait jusqu'à se l'on soit réveillé et debout. Là j'ai entendu les bovins hurler. J'ai pensé que quelqu'un était dans l'étable. Nous sommes sortis et avons tout de suite compris. Le bâtiment, collé à notre maison était en flammes. Belle nous a probablement sauvé la vie. »
À l'intérieur se trouvaient de l'outillage et un tracteur relativement récent, à peine dix ans. « Il était en vente et nous avions trouvé un acheteur », précise la patronne. Le pire, c'est qu'il était trop tard pour sauver les bovins qui se trouvaient dans ce hangar. Le taureau et une vache qui devait vêler en mai prochain sont morts asphyxiés par la fumée.
La perte est lourde pour ce petit éleveur qui n'a rien pu sauver.
Immédiatement, les sapeurs-pompiers sont prévenus. Ils viendront des casernes voisines de Fresnoy-le-Grand et de Bohain-en-Vermandois. La ferme se situe sur le plateau de Montigny-en-Arrouaise, un endroit isolé à environ un kilomètre du village. À l'arrivée des secours, le hangar est transformé en torche.
L'objectif des soldats du feu est d'épargner la maison et l'étable qui se trouve à quelques mètres, avec à l'intérieur une vingtaine de bovins. Les efforts des soldats du feu seront payants, ils parviendront à maîtriser l'incendie et limiter les dégâts. Ils repartiront à leurs casernes, quatre heures plus tard, lorsque tous dangers de reprises seront écartés.
Michel Warrener, le propriétaire, avait bien tenté de sauver bêtes et tracteur, mais il était trop tard. Selon lui, l'incendie est parti du tracteur. Pourtant il n'avait pas servi de la journée. Un témoignage qui laisse le doute s'installer quant aux causes de ce sinistre.
Les gendarmes de la communauté de brigades de Bohain-en-Vermandois sont sur place, une enquête est en cours avec le concours de la brigade de recherches de Saint-Quentin. Il semblerait que l'acte criminel soit privilégié, d'autant que ce bâtiment n'était pas électrifié.
Le maire de la commune Georges-Michel Paul était présent. L'édile est arrivé au cours de l'incendie, à la rencontre des sinistrés, pour tenter de les réconforter. Hier après-midi, venus de Laon, les techniciens en identification criminelle étaient sur l'exploitation. Plusieurs prélèvements ont été réalisés, ils devraient permettre aux enquêteurs de mieux comprendre l'origine de ce sinistre
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/deux-bovins-perissent-dans-un-incendie
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