« Je tiens un salon de coiffure, pas une fumerie de haschich ! J'en respire pourtant tous les jours. C'est intenable ! J'ai beau me plaindre, personne ne fait rien. C'est inadmissible de me laisser travailler dans ces conditions. »
C'était l'hiver dernier . Installée au centre commercial Croix-du-Sud, dans le quartier Croix-Rouge à Reims, la coiffeuse de la place Auguste-Rodin n'en pouvait plus de subir les effluves de cannabis provenant d'une cave mitoyenne de son salon. « Le mur est poreux. Quand il y a le feu derrière, la fumée arrive chez moi. C'est pareil pour les odeurs de cannabis », expliquait la commerçante.
Cave fermée, murs isolés
La situation perdurait depuis plusieurs semaines. Résultat : une intoxication chronique à l'origine de maux divers (migraines, picotements des yeux, brûlures dans la gorge, irritations de la peau, sommeil perturbé…).
Dans ce coin de Croix-Rouge où l'actualité n'est pas toujours heureuse - il n'y a qu'à songer au tabac-presse voisin qui ferme chaque après-midi et le week-end pour cause de « vols » et d'« incivilités » -, voila une nouvelle qui fait plaisir : le salon de coiffure n'est plus enfumé.
« L'Effort rémois a bougé après la parution de l'article. Depuis, ça ne sent plus et je suis enfin tranquille », confirme la coiffeuse. Celle-ci pensait que le local utilisé par certains jeunes pour consommer du cannabis à l'abri des regards était celui des poubelles. En fait, il s'agissait d'une cave dont les locataires n'avaient plus l'usage. L'Effort rémois en a condamné l'accès et a réalisé des travaux d'isolation pour rendre étanche les murs mitoyens au salon.
La coiffeuse respire à nouveau, ses clients aussi. Quant aux fumeurs, on ignore s'ils ont trouvé un autre endroit pour « tirer le bedo » entre eux, sans importuner le voisinage.http://www.lunion.presse.fr/article/marne/le-salon-de-coiffure-nest-plus-shoote-au-cannabis
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