L'information n'était pas même parvenue à l'avocate de la famille d'Henriette Santamaria. Et pourtant… Derrière les hauts murs et dans le secret bien gardé du centre pénitentiaire Pémégnan de Mont-de-Marsan, l'assassin et violeur présumé de la Béarnaise de 57 ans, retrouvée lardée de neuf coups de couteau le 29 mai 2010 sur une dune de Moliets-et-Maâ, a de nouveau tenté de se suicider, ou du moins d'attirer l'attention en se faisant du mal.
Selon différentes indiscrétions recueillies dans l'univers pénitentiaire, cet acte désespéré s'est déroulé en milieu de semaine dernière, soit moins d'un mois après une première tentative de suicide déplorée seulement cinq jours avant son procès d'assises, le 15 juin. Éric Aubin avait alors été placé sous surveillance médicale dans l'unité spécialisée de l'hôpital psychiatrique Sainte-Anne de Mont-de-Marsan et l'audience criminelle avait été reportée.
Pour éviter tout risque de récidive, les deux bras du détenu avaient été plâtrés avant qu'il ne regagne le centre pénitentiaire montois.
La partie civile « consternée »
Mais le père de famille n'a pas hésité à briser ces protections afin d'essayer à nouveau, sinon d'attenter à ses jours, au moins de se faire du mal. Informée par nos soins, hier midi, la représentante montoise des parties civiles béarnaises qui étaient allées, mi-juin, jusqu'à « souhaiter le rétablissement de l'accusé », était littéralement « consternée ». Lors du report du procès d'assises, le 19 juin dernier, Me Béatrice Letang-Forel avait jugé « tout à fait essentiel qu'il réponde de ses actes » et l'avocate n'avait pas caché son « extrême colère face à cette façon de tenter d'échapper à ses responsabilités et à la loi. »
Me Béatrice Letang-Forel précisait également à l'époque que, selon elle, il ne s'agissait pas d'une véritable tentative de suicide mais plutôt d'« une auto-mutilation ».
Si l'on s'en tient aux seuls faits qui nous sont présentés aujourd'hui, et même s'il ne pourrait s'agir que d'« une auto-agression », le client défendu par l'avocat dacquois, Frédéric Lonné (qui n'était pas joignable hier, NDLR), semble plus que jamais décidé à ne pas poursuivre son incarcération en l'état.
Au cours de la procédure, le père de famille de Moliets n'avait pas caché aux enquêteurs qu'il était rongé par les « remords ». Peut-être un élément d'explication ou du moins de compréhension
http://www.sudouest.fr/2012/07/12/eric-aubin-a-encore-tente-de-mettre-fin-a-ses-jours-en-prison-767406-3449.php
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