Un homme et une femme, de nationalité ghanéenne selon la
mairie, avaient trouvé la mort dans l'immeuble au moment du drame, qui s'est
produit dans la nuit de samedi à dimanche. La troisième victime s'était
fracturée le crâne en voulant sauter du bâtiment pour échapper aux flammes,
selon une source proche de l'enquête. Trois autres personnes sont gravement
blessées. L'incendie avait
également fait douze blessés légers, depuis sortis de l'hôpital.
Le maire PCF
de Saint-Denis,
Didier Paillard, a mis en cause mardi les propriétaires de logements insalubres
et les marchands de sommeil, estimant que "ce drame n'était pas un accident",
mais le fruit "d'une délinquance organisée, très rentable, qui exploite la
misère humaine".
Il y a, selon la mairie, 80 immeubles dans le même état voire
pire que celui qui a brûlé, dans le centre de cette ville de Seine-Saint-Denis.
La mairie, qui s'est constituée partie civile, avait engagé plusieurs procédures
depuis 2008 sur cet immeuble. Le parquet de Bobigny doit tenir une conférence de
presse mercredi à 16h.
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