lundi 19 novembre 2012

AMIENS Fernandez de retour en cour d'assises

Le 3 février 2012, Jérôme Fernandez était condamné par la cour d'assises de la Somme à 20 ans de réclusion criminelle pour avoir tenté d'assassiner son ex-compagne, le 24 mai 2009, à l'hôpital d'Amiens. Il a fait appel de ce verdict et sera donc rejugé à partir d'aujourd'hui par la cour d'assises de l'Oise, à Beauvais, dont la décision est attendue mercredi soir.

Fernandez a 31 ans. Il est originaire de Vignacourt, dans le canton de Picquigny. À la date des faits qui lui sont reprochés, il était responsable technique chargé de la maintenance dans une usine où il dirigeait une vingtaine de personnes. Il habitait à Marchélepot, dans l'est du département. C'était un passionné de culturisme. Ses avocats s'interrogent d'ailleurs sur l'influence que le dopage aux stéroïdes a pu avoir sur son comportement.

Pendant quatre ans, Jérôme Fernandez a vécu avec une jeune femme, Laurence. En mai 2009, elle venait de décider de rompre, une décision que l'accusé n'acceptait pas. Le 23 mai, il la roue de coups dans une discothèque amiénoise. Elle est hospitalisée. Le lendemain, il se rend à l'hôpital armé d'un couteau et la frappe à quatre reprises. La plaie dans son dos mesure 19 centimètres de profondeur. La lame passe à moins d'un centimètre du péricarde. Dans son malheur, sa chance est d'être au CHU. Elle peut être opérée immédiatement, et sauvée. C'est une miraculée. En première instance, Jérôme Fernandez a reconnu les coups de couteau mais nié la préméditation (ce qui transforme un meurtre en assassinat).

Plusieurs témoins, en février dernier, ont décrit Fernandez comme violent et, selon une ancienne compagne, «ultra jaloux ». Un comble pour un homme qui, de son côté, multipliait les infidélités et incitait même ses compagnes à se livrer à l'échangisme, à la condition qu'il assiste toujours à leurs ébats.

L'affaire de La Baule en filigrane


Une autre affaire sera obligatoirement évoquée à Beauvais à partir de ce matin : celle de La Baule (Loire-Atlantique). Libéré en août 2011 après 27 mois de détention provisoire, il s'était installé dans ce département lointain avec une nouvelle amie. Ne supportant pas, encore, une séparation, il aurait piégé la maison de cette jeune femme le 7 novembre 2011. Un système électrique relié au gaz devait détruire entièrement l'habitation de celle qui ne supportait plus sa jalousie maladive. La femme est placée sous protection judiciaire. Le lendemain, la maison est détruite par un incendie... L'instruction de cette affaire est toujours en cours. Elle pourrait valoir à Jérôme Fernandez une troisième comparution devant une cour d'assises.

http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/Fernandez-de-retour-en-cour-d-assises

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