Surprise car ayant visiblement mal apprécié les distances, la quinquagénaire aurait donné un coup de volant pour éviter un premier poids lourd, y laissant tout de même la portière avant droite de sa voiture. Redressant sa trajectoire, elle aurait longé le camion avant de donner un deuxième coup de volant, qui a fait virer son véhicule à la perpendiculaire de la voie de circulation. La voiture s'est encastrée dans l'arrière du camion.
- Inversion de tendance
Peu avant minuit dimanche, des pompiers de retour d'intervention ont constaté le décès Laurent Schweitzer, un artisan 48 ans, sur la D 11, à Escoussans. Lui aussi avait fait une sortie de route.
Ce qui porte à 77 le nombre de tués sur les routes de Gironde depuis le 1er janvier. Ayant compétence sur une zone plus étendue, la gendarmerie compte évidemment le plus de décès. 61 contre 60 l'an passé à la même époque. « Mais alors que jusqu'à fin octobre notre accidentologie était en baisse, depuis début novembre, nous assistons à une inquiétante inversion de tendance », déplore le colonel Xavier Ducept, commandant du groupement de gendarmerie de Gironde. « Et l'on voit clairement que, au-delà des causes habituelles comme l'alcool, on trouve beaucoup de pertes de contrôle dues à une vitesse inadaptée aux conditions de circulation (trafic, largeur et état de la chaussée, axes secondaires) et de visibilité (nuit, brouillard) pour expliquer ces accidents mortels. »
Y aurait-il un relâchement des comportements, notamment après la communication nationale d'une baisse de la mortalité sur les routes françaises ? « Cela n'arrive pas qu'aux autres », soupire le colonel qui promet que ses hommes continueront à être visibles sur les routes.
- Pas de pilotage automatique
Sur la zone contrôlée par la Direction départementale de la sécurité publique (police) à Arcachon et dans l'agglomération bordelaise, le nombre d'accidents ne cesse de baisser depuis plusieurs années pour atteindre un « chiffre historiquement bas », selon un commissaire impliqué dans la sécurité routière. Celui des accidents mortels aussi. 12 depuis le début de l'année, contre 13 l'an passé à la même époque. En 2008, on en comptait 19, puis 16 en 2009 et 15 en 2010.
« Mais ce qui reste caractéristique de l'accidentologie en zone urbaine est la vulnérabilité des deux-roues », analyse le commissaire. Sur douze morts dans des accidents de la circulation cette année, deux étaient des piétons, dix des cyclistes ou pilotes de deux-roues motorisés.
http://www.sudouest.fr/2012/11/13/serie-noire-sur-les-routes-du-departement-876676-2770.php
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