La lettre suspecte avait déclenché le branle-bas de combat dans le quartier de la Vieille-Ville. Le pli contenait une carte postale de la sécurité routière au dos de laquelle l’expéditeur avait griffonné des menaces de mort : « Tu vas crever, t’as tué mon chat… »
Non timbrée, la lettre parvenue par La Poste sous enveloppe de réexpédition, contenait surtout une poudre blanche non identifiée. Le spectre des « lettres anthrax » resurgissait. Conformément à la procédure, l’opération de secours a été traitée en relation directe avec la cellule nationale de conseil (CNC) au ministère de l’Intérieur.
« Mon associé et moi n’avons jamais tué de chat ! », expliquait le restaurateur qui a ouvert le pli sur lequel figurait nom et adresse d’un expéditeur potentiel situé boulevard Lobau, à Nancy. Vérifications faites, la police découvrait à l’adresse indiquée une mère et sa fille interloquées par la visite policière. Les deux femmes ne connaissaient pas les restaurateurs, n’avaient jamais mis les pieds dans le restaurant et n’avaient pas eu de chat disparu tragiquement !
Restait aux enquêteurs à démêler cette énigme. « Il est possible que quelqu’un en veuille à ces dames et c’est pour cela qu’il a noté leur adresse sur le courrier qui est arrivé chez nous par hasard », avançait alors le cuisinier du Petit Bourgeois qui ne s’attendait pas à ce que cette affaire prenne une telle dimension. Les restaurateurs avaient déposé plainte pour « menaces de mort aggravées ».
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2013/01/17/alerte-a-la-poudre-blanche-a-nancy-un-suspect-en-garde-a-vue
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire