Drôle de découverte, dans le quartier de la Citadelle, à Bayonne, au 4 de l’avenue De-Lattre-de-Tassigny, en ce vendredi 13. Entre un balai-brosse et les poubelles d’un immeuble HLM, des ouvriers sont tombés droit, hier, sur un lance-roquettes.
Un équipement récent, de près de 1 mètre de long, destiné à des ogives de 83 millimètres de diamètre. Modèle dit « à un coup », et ayant déjà servi, ce lance-roquettes ne présentait aucun danger pour le public, selon la police. Mais il n’en reste pas moins une découverte étonnante, comme l’explique l’un des agents acteur de la trouvaille : « C’était vraiment un hasard. J’avais déjà vu un engin comme celui-ci auparavant, donc je sais à quoi cela ressemble, mais j’aurais pu le louper. »
Un bazooka, qui n’aurait pas dû se trouver dans ce débarras, au milieu d’habitations. « Il s’agit d’un local que nous mettons à la disposition de prestataires extérieurs, qui travaillent pour l’entretien du parc HLM », explique Daniel Lozano, président d’Habitat Sud Atlantic, l’office public de l’habitat de Bayonne. « C’est une petite salle, qui est remplie de matériels d’entretien, mais qui est très facilement accessible. »
Une trouvaille incongrue que la police a eu tôt fait d’évacuer, malgré son caractère inoffensif. À présent se posent d’inévitables questions : d’où vient cet équipement, et qui l’a stocké à cet endroit ?
À proximité du quartier de la découverte, se trouve la Citadelle, un fort militaire occupé par le 1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMa). Il s’agirait donc de l’hypothèse la plus probable, car la plus proche géographiquement. Mais ce bazooka pourrait aussi bien provenir d’un tout autre endroit.
Un événement qui ne surprend pas, en tout cas, les habitants de l’immeuble du 4 de l’avenue De-Lattre-de-Tassigny. « Il y a beaucoup de passage ici, et du trafic. On n’est pas très tranquilles. La mairie a même installé deux caméras de surveillance. Donc, ça ne nous étonne pas que des gens aient pu voler une arme militaire et la cacher là », raconte un résident d’une soixantaine d’années. Mais, certains voisins envisagent une hypothèse bien différente pour expliquer l’apparition du lance-roquettes. « Il n’y a pas si longtemps que ça, un camion avait fait tomber des obus sur son chemin de livraison aux militaires. Donc, tout est possible », explique un habitant de la résidence depuis près de quinze ans.
La police, elle, va utiliser le numéro de série et le code-barres de l’engin pour retracer son parcours et remonter ainsi jusqu’à son origine
http://www.sudouest.fr/2013/09/14/un-lance-roquettes-trouve-dans-un-placard-1168279-4018.php
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire