Briey. Un élève du lycée Jean-Zay de Jarny atteint de la tuberculose est actuellement hospitalisé à l’hôpital Maillot de Briey. L’information qui a mis en émoi certains parents devait rester confidentielle pour ne pas affoler les élèves de l’établissement scolaire. Le cas aurait été diagnostiqué en fin de semaine et l’adolescent, se porterait bien, selon un proche.
Un médecin spécialiste de cette maladie doit se rendre demain dans la classe afin d’effectuer des tests sur les camarades du lycéen. Ils seront lus et interprétés vendredi, trois jours nécessaires pour mesurer la présence ou nom de la bactérie. « De mémoire, je n’ai jamais entendu parler de tuberculose dans les écoles du secteur », affirme Olivier Tritz, conseiller général et premier adjoint au maire de la ville.
Et pourtant, le bacille de Koch a bien pris ses quartiers dans le Pays-Haut. « Nous ne pouvons pas dire que nous assistons à une recrudescence de la maladie », affirme un médecin du centre de lutte antituberculeuse de Metz contacté, hier. « Mais elle est toujours présente. Sur Metz, par exemple, nous traitons entre 30 et 45 cas par an. Sur la Moselle entre 60 et 70 ». La maladie est toutefois en nette diminution depuis une bonne vingtaine d’années.
« Quand la tuberculose est déclarée et qu’elle est contagieuse, nous testons toutes les personnes qui dans un périmètre d’un mètre cinquante sont entrées en contact avec le patient. » Pour ce faire, il existe deux techniques d’approche. La première, la cuti réaction tuberculine qui consiste à savoir si le sujet a été en contact avec le bacille ou si la vaccination qu’il a subie (le BCG qui n’est plus obligatoire depuis 2007, mais fortement conseillé) a provoqué la fabrication d’anticorps. La seconde se pratique grâce à une radio pulmonaire. « Ces investigations permettent non seulement de déceler la maladie mais aussi en cas de contamination de mettre en place un traitement préventif », affirme le médecin.
Toutes les catégories de la population peuvent être touchées, la maladie se gère plus facilement grâce à un traitement antibiotique qu’il « faut prendre sur une longue durée, six mois minimum ». Et les symptômes peuvent être variés. « Une grande fatigue au départ, un amaigrissement, des douleurs thoraciques, des suées nocturnes. Mais attention, cela ne se déclare pas comme une grippe. L’ensemble des manifestations survient peu à peu et c’est pour cela que le diagnostic n’est pas rapide ». Il existe une autre forme de tuberculose, celle qui survient après l’apparition de ganglions. « Mais elle n’est pas contagieuse », remarque le spécialiste.
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2013/11/11/un-cas-de-tuberculose-au-lycee-jean-zay-de-jarny
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