Il est 18 h 05, mardi, lorsque le bus urbain Keolis, de la ligne 7 traverse le quartier Rodrigues. Plusieurs bruits et le chauffeur immobilise le véhicule. Sur le côté droit du bus, trois des quatre vitres latérales sont complètement étoilées. Quatre impacts. À l’intérieur, quatre ou cinq passagers. Aucun blessé mais une grosse frayeur. Et sur les sièges, quelques rares éclats de verre.
La scène s’est déroulée mardi soir au pied des tours de la cité Rodrigues à cinquante mètres du terminus Gardes. Le commissariat de police est immédiatement alerté et dépêche plusieurs hommes, un officier de police judiciaire (OPJ) et son service de police scientifique et technique. La direction de Keolis se rend également sur place.
« Nous avons affrété un autre véhicule afin de prendre en charge les passagers du véhicule dégradé. Et le chauffeur a été reconduit au dépôt », expliquait, depuis Rodrigues, Adrien Malfrey, responsable d’exploitation à Keolis. Parallèlement, la ligne 7 a été déviée dès 18h15. « Il n’y aura pas de desserte de Rodrigues jusqu’à nouvel ordre », poursuit le responsable de Keolis.
Pendant, ce temps, la police scientifique et technique et l’OPJ font les relevés des impacts. Quatre impacts qui n’ont pas transpercé les vitres du véhicule. À ce stade de l’enquête, aucune certitude sur la nature de ce qui a été tiré, vraisemblablement des projectiles de petit calibre. Une fois les relevés effectués, les dites vitres ont été brisées et le bus a été rapatrié au dépôt.
Dès mardi soir le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de Keolis devait être saisi. « Et ce mercredi matin, les chauffeurs devraient faire valoir leur droit de retrait et ne pas prendre leur service », avertissait, José De Jesús, délégué du personnel qui était en réunion à 20 heures au dépôt de Bon-Encontre avec la direction du délégataire de service public.
L’acte de vandalisme va par ailleurs reposer le problème de la sécurité. Une question qui avait été déjà largement évoquée au printemps 2010, lorsque plusieurs bus Transbus avaient été la cible de caillassages. À l’époque, il avait été décidé de mettre des caméras dans les véhicules de transport collectif. « Aujourd’hui, fin 2013, seuls 16 bus sur les 32 sont équipés de caméras. Nous allons demander à rencontrer, dès mercredi matin, le président de l’Agglomération d’Agen », ajoutait le responsable syndical.
http://www.sudouest.fr/2013/12/04/un-bus-cible-de-tirs-1248178-3603.php
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