"Deux policiers" étaient "en garde à vue" lundi vers 17 heures en Guyane (21 heures à Paris) suite au décès dans la nuit de dimanche à lundi d'un homme ayant essuyé les tirs d'une patrouille de police, a déclaré lundi à l'AFP, le procureur de la République de Cayenne, Ivan Auriel.
Le parquet a ouvert une enquête "pour homicide par agent de la force publique", a précisé le procureur. L'enquête a été confiée à la police judiciaire. "Il va s'agir de déterminer si les policiers qui ont tiré, ont agi en état de légitime défense, l'homme étant en possession d'une arme de poing", a poursuivi M. Auriel. "Les deux policiers actuellement en garde à vue reconnaissent avoir tiré" a précisé Ivan Auriel à l'AFP.
"L'homme aurait refusé de satisfaire à un contrôle d'identité"
Les faits se sont déroulés lundi vers 2h30 heure locale (6h30 à Paris) "piste Tarzan" à Cayenne, à proximité d'un dancing. "Une patrouille de trois policiers se rendait sur les lieux dans la nuit. Un vigile du dancing leur avait déclaré qu'un homme armé venait d'en être expulsé", a expliqué le procureur.
"Selon les premiers éléments, l'homme en question aurait refusé de satisfaire à un contrôle d'identité et aurait menacé les policiers avec son arme de poing". La police aurait alors fait feu sur l'individu, toujours selon Ivan Auriel. Après "le ou les premiers tirs, l'homme aurait tenté de se saisir de son arme, les policiers ont alors riposté et tiré de nouveau", a encore indiqué le magistrat du parquet, qui n'a pas mentionné de coup de feu de l'homme armé.
Emeute sur les lieux du drame
L'événement a provoqué une "émeute" sur les lieux du drame, toujours selon le magistrat et notamment des "jets de bouteille". "La gendarmerie a dû être appelée en renfort pour calmer les débordements et permettre au Samu, appelé sur place, d'évacuer le blessé", a poursuivi M. Auriel.
L'homme a ensuite succombé à ses blessures, selon M. Auriel "vers 4h du matin" (8 h à Paris). Le procureur indique avoir également ouvert une enquête sur des faits de "violences urbaines", au regard de l'émeute qui a suivi les tirs des policiers, une enquête confiée "à la police", a-t-il précisé à l'AFP.
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