jeudi 3 novembre 2011

La nuit des vandales

Essuie-glaces arrachés, rétros broyés, poubelles renversées… De nombreuses dégradations ont été perpétrées en ville haute dans la nuit de lundi à mardi.

C'EST pratiquement toujours lors des week-ends et jours fériés que cela se produit. Le retour de lieux festifs de la cité médiévale est balisé de dégradations. On peut quasiment retracer le chemin parcouru.
Dans la nuit de lundi à mardi, des gros pots à plantes ont été ainsi renversés rue du Bourg, deux exactement. En face, près de La Poste, une poubelle métallique, pourtant scellée, a été complètement arrachée. Très tôt hier, ces éléments ont été remis en place.

Despoubelles renversées

En revanche, on trouvait encore des poubelles renversées rue des Cordeleirs. Des sacs ont été éventrés et les ordures jonchaient,hier matin, le bitume. Un spectacle moyen pour les touristes incités à la découverte du Plateau par l'été indien, déjà chagrinés de voir autant de commerces fermés.
Mais c'est tout au bout, au niveau du parking de la Plaine, près de la cité administrative, que le pire était à venir. Ici, si les riverains n'avaient pas fait, eux, la fête, ils avaient quand même la gueule de bois en découvrant leurs véhicules stationnés. « Je n'ai plus d'essuie-glace au niveau de mon 4x4, autant dire que je ne peux pas l'utiliser. Il y en a marre. Déjà il y a quinze jours, des voitures ont été endommagées rue du Cloître. Qu'ils nous mettent des caméras, depuis le temps que l'on demande !* », témoigne une femme. Un peu plus loin, un jeune couple découvre ses deux véhicules, eux aussi avec les essuies-glaces dégradés. Plusieurs voitures en fait portent les stigmates du passage des vandales, avec aussi des rétros broyés. Même un véhicule de la ville a été visé.
« C'est vraiment inadmissible ! Un jour, quelqu'un surprendra ces personnes en train de commettre des dégradations et il y aura un drame. Et c'est encore sur celui qui cherche à défendre son bien que cela retombera », poursuit la dame.
De son côté, le couple explique, lui, être rentrée aux alentours de 0 h 30, hier matin. « A cette heure-là, il n'y avait pas encore de dommages », témoigne-t-il.
Ce n'est pas la première fois que les retours des établissements nocturnes sont dénoncés. Rue Roosevelt ou avenue Gambetta aussi, les personnes qui ont des voitures garées ont l'habitude de retrouver le matin un rétro en berne. Hier, preuve de la « motivation » des vandales, c'est carrément un panneau de limitation à trente kilomètre/heure, allée Jean-Martinot, qui a été arraché…
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/la-nuit-des-vandales

mercredi 2 novembre 2011

Le sanglier a eu raison de la Clio

Les sangliers ont ceci de particulier qu'ils n'entendent pas grand-chose au code de la route. Aussi lorsqu'ils ont décidé de traverser une route, toute fréquentée qu'elle soit, c'est sans s'assurer que la voie est libre, qu'ils le font.
Un couple de Boursault a pu en témoigner hier matin. Ils circulaient à bord de leur Renault Clio sur la route départementale 951. Venant d'Epernay, ils faisaient route en direction de Reims lorsque, vers 1 heure, le cochon sauvage a déboulé, par la droite, et juste devant leur véhicule. Impossible d'éviter le sanglier kamikaze. Collision.
Dans l'accident, le conducteur n'a pas perdu le contrôle de son véhicule et a pu s'arrêter sur le bas-côté. Les deux occupants du véhicule n'ont pas été blessés. Le sanglier, selon les témoins, une belle bête d'au moins 100 kg, a poursuivi son chemin, comme si de rien n'était et s'est rendu là où il avait prévu de se rendre : de l'autre côté de la chaussée, en direction du bois. La Clio elle, moins résistante que le mammifère, faisait peine à voir à l'issue de la rencontre avec l'animal : pare-chocs enfoncé, phare pendouillant… La dépanneuse a été requise pour transporter le véhicule jusqu'au garage. Quant au sanglier, aux dernières nouvelles, il court encore, mais sans doute un peu moins vite.
http://www.lunion.presse.fr/article/marne/le-sanglier-a-eu-raison-de-la-clio

Un Marseillais de 19 ans blessé par balles

Un jeune homme de 19 ans a été blessé par balles hier soir dans une tentative de règlement de comptes survenue à Marseille. La victime a été touchée de deux projectiles au niveau des jambes.

Elle a été transportée par des proches à l'hôpital d'Aubagne, mais en raison d'une panne de leur véhicule Renault Twingo sur l'autoroute A50, à hauteur de la sortie Aubagne-Centre (Bouches-du-Rhône), les amis en question ont dû faire appel aux sapeurs-pompiers. Les secours ont pris le relais et acheminé la victime jusqu'au centre hospitalier d'Aubagne.

Le jeune homme, originaire de la cité des Néréides, dans le XIe arrondissement de Marseille, ne s'est pas expliqué pour l'heure sur les raisons de ce qui ressemble fort à une tentative d'intimidation. La brigade criminelle de la police judiciaire de Marseille a été chargée de l'enquête

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/11/02/97001-20111102FILWWW00343-un-marseillais-de-19-ans-blesse-par-balles.php

Un footballeur de Vazerac se tue au volant

Il appartiendra aux gendarmes de la COB Lafrançaise-Caussade-Molières-Montpezat de déterminer les circonstances exactes de cette sortie de route. Qui s'est soldée en ce premier jour de novembre par la mort (1) d'un jeune garçon de 27 ans domicilié côte Île, dans le bourg de Saint-Maurice à Lafrançaise. Victime dont on devinait d'ailleurs la maison familiale en contrebas du lieu de la tragédie. Celle-ci a eu pour cadre la RD 40 qui en neuf kilomètres relie L'Honor de Cos à Lafrançaise après avoir traversé Piquecos. À moins de deux kilomètres de Lafrançaise cette voie présente plusieurs virages dont un très serré à gauche. C'est donc là que la Renault Kangoo paternelle conduite par Mathieu Blanc a quitté la route après avoir violemment percuté un arbre . Il faudra bien sûr attendre les résultats de l'enquête pour savoir si cette perte de contrôle fait suite à un endormissement, à un excès de vitesse, ou à une autre cause.
Car on ne sait pas l'heure exacte à laquelle cet accident s'est produit… Il n'a été découvert par les occupants de la maison située en contrebas (à plus de quarante mètres de la route) qu'hier matin vers 8 h 15.

Encastrée dans une autre voiture

C'est à ce moment - là que pompiers et gendarmes de Lafrançaise se sont rendu sur place pour faire face à une vision d'horreur. La voiture de la victime avait fini sa trajectoire après avoir dévalé un pré et s'était encastrée dans une autre voiture stationnée contre le mur de soutènement. Les secouristes ont procédé à la désincarcération du jeune homme prisonnier des tôles disloquées attestant du choc violent contre l'arbre qui a dû lui être funeste sur le coup. Et puis ils ont séparé les deux véhicules imbriqués. De par leur état on pense que les bruits de tôle,des chocs ont été impressionnants. Mais ils ne furent pourtant pas perçus par les occupants de cette maison qui étaient encore debout pour certains juste avant minuit et d'autres déjà réveillés vers 6 h 30.Ils n'ont découvert ce spectacle surréaliste de deux voitures empilées qu'au lever du jour. Les pompiers demandaient aussi le concours du camion - plateau du garage de « Lafrançaise-automobiles » pour dégager les deux épaves, une fois la dépouille mortelle enlevée. Du côté des gendarmes c'est le chef d'escadron Jean-Paul Bareigts commandant la compagnie de gendarmerie de Montauban et le capitaine Sébastien Gibier patron de l'EDSR (escadron départemental de sécurité routière) qui sur place se trouvaient aux côtés des enquêteurs et des militaires en charge de réguler le trafic sur cette RD 40.
(1) Cet accident mortel de la circulation en ce premier jour de novembre survient après de longues semaines sans drame de la route. Mathieu Blanc est le vingt-troisième tué sur la route en Tarn-et-Garonne pour cette année 2 011.
http://www.ladepeche.fr/article/2011/11/02/1206360-lafrancaise-un-footballeur-de-vazerac-se-tue-au-volant.html

Un contrôleur SNCF agressé à Mulhouse

Un comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) extraordinaire s'est réuni mardi matin à la SNCF à Strasbourg à la suite de l'agression d'un contrôleur lundi en fin d'après-midi à la gare de Mulhouse (Haut-Rhin). Le contrôleur a été légèrement blessé et le trafic n'a été que légèrement perturbé, selon la direction régionale.

L'agent SNCF officiait à bord d'un train Belfort-Mulhouse et a contrôlé quatre jeunes qui n'avaient pas de billets. Arrivés au terminus, à Mulhouse, le contrôleur était en train de se faire payer par l'un des quatre jeunes quand ceux-ci se sont enfuis précipitamment. L'un des jeunes, qui n'ont pas été retrouvés, en a profité pour frapper l'agent au visage, près de l'oeil, selon la direction régionale.

Face à ce nouvel acte de violence, un CHSCT a été réuni. Selon un délégué syndical SUD, 26 agents ont opéré leur droit de retrait mardi matin à Strasbourg, mais le trafic n'a pas été très perturbé: "Il y a eu quelques retards mais la direction s'est empressée de rappeler des gens de l'encadrement qui étaient en congé pour remplacer les absents", a-t-il noté. La direction régionale a évoqué quant à elle quelques trains supprimés entre Mulhouse et Bâle (Suisse). A la suite de cette nouvelle agression, la SNCF a déposé plainte contre X.

Le 6 octobre, un contrôleur alsacien avait été gravement blessé à coups de couteau dans le train Lyon-Strasbourg. Cette agression avait déclenché d'importantes perturbations. L'agresseur, présenté comme un déséquilibré, avait été mis en examen pour tentative de meurtre aggravé et incarcéré. A la suite de cette attaque, la SNCF avait annoncé qu'elle allait étendre progressivement le contrôle des billets dès l'embarquement à bord des TGV afin de lutter contre les agressions verbales ou physiques des contrôleurs.

Alors qu'il va comparaître bientôt dans une affaire de stups, un jeune homme violente sa compagne

Les policiers de Laon ont interpellé hier matin un jeune homme violent avec sa compagne et pas avare d'insultes…

LE moins que l'on puisse dire, c'est que ce long week-end de la Toussaint est plutôt calme dans la ville préfecture. Mais parfois, il y a des sauts d'humeur. C'était le cas hier matin. Et aux alentours de 10 h 15, les policiers ont été appelés par une femme se plaignant de son compagnon qui l'aurait étranglé et giflé.
Les fonctionnaires se sont aussitôt rendus sur place. Ils sont tombés sur un jeune homme très énervé, en train de tout casser dans la maison.

Outrages et rébellion
La vue des forces de l'ordre ne l'a pas refroidi. Au contraire, il s'est rebellé quand il a fallu les suivre, les faisant tomber à terre.
L'homme âgé d'environ 25 ans a été finalement maîtrisé, ce qui ne l'a pas empêché de copieusement insulter les policiers, que ce soit en chemin ou une fois arrivé au commissariat. Tout le monde en aurait pris pour son grade. Entendue, sa compagne, avec qui il vivrait depuis 2 ans, serait revenue sur le fait qu'il l'avait violentée, précisant simplement qu'elle voulait qu'il sorte car il était en train de tout casser. Le jeune homme, lui, aurait reconnu avoir chahuté son amie, en lui envoyant notamment une chaussure. Il a reconnu aussi les outrages et la rébellion.
Pour se justifier, il aurait expliqué qu'il était convoqué prochainement au tribunal de Laon dans le cadre d'une affaire de stupéfiants. Et comme il est en récidive, cela aurait le don de le mettre à bout… Le voilà en tout cas avec une nouvelle convocation devant la justice, le 9 décembre cette fois, pour violences conjugales, outrages et rébellion. Gageons qu'il ne soit pas trop stressé avant.
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/alors-quil-va-comparaitre-bientot-dans-une-affaire-de-stups-un-jeune-homme-violente-sa

mardi 1 novembre 2011

Arnaque aux encarts publicitaires : 500 victimes, trois suspects arrêtés

Trois escrocs, âgés de 42 à 67 ans, ont été mis en examen lundi par un juge d'instruction du pôle financier de Paris. La justice leur reproche d'avoir organisé entre l'été 2009 le 27 octobre dernier une vaste escroquerie aux encarts publicitaires. Ils sont soupçonnés d'avoir abusé de la confiance de 500 petits commerçants, de petits artisans et même de congrégations religieuses en France et en Belgique.
Le trio a été interpellé par les hommes de la section de recherches de Versailles, jeudi 27 octobre à Paris dans le 19e, où la société Info Service multimédia (ISM) était domiciliée. Les opérations étaient dirigées par un Franco-israélien de 44 ans. Il travaillait avec un lieutenant âgé de 42 ans et un sexagénaire qui servait de gérant de paille. Les deux tiers du butin ont été virés sur un compte en Israël. Les deux complices ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire avec une forte caution. Le maître d'oeuvre a été écroué
http://www.leparisien.fr/faits-divers/arnaque-aux-encarts-publicitaires-500-victimes-trois-suspects-arretes-01-11-2011-1696502.php

L'émouvant adieu à Stéphan Belmon, tuée par son frère

Mardi 25 octobre après-midi avaient lieu les obsèques de Stéphan Belmon, 31 ans, agent immobilier à Cahors, qui est morte dans les conditions que l'on sait, le 17 octobre.
Après la stupeur et l'émotion qui ont frappé de nombreux Lotois, se déroulaient ses obsèques. Ce sont ses intimes, sa famille, les habitants du charmant petit village Bourian, qu'avait si bien restauré son papa Christian quand il était maire, qui l'ont accompagnée à sa dernière demeure. Cérémonie émouvante dans la plus stricte intimité dans une église de Goujounac archicomble où, dans le recueillement et le silence, la peine et la tristesse pouvaient se voir dans les yeux de tous.
De magnifiques gerbes de fleurs blanches qu'elle adorait étaient là autour de son cercueil. Stéphan avait tout : la jeunesse, la beauté, l'intelligence, le dynamisme, le charisme.
Elle restera longtemps dans la mémoire de ceux qui l'ont connue et pu l'apprécier. Stéphan s'occupait aussi de ses vignes où son papa Christian l'avait initiée très jeune. Elle avait acquis, comme lui, une grande culture de la vigne, du vin dont elle parlait toujours avec passion. Durant la cérémonie, geste d'affection, des photos d'elle étaient distribuées. Françoise Belmon, sa maman, très éprouvée, a fait preuve d'une grande dignité durant ses obsèques, d'un courage impressionnant.
La Dépêche du Midi lui présente ainsi qu'à toute sa famille, à tous ses amis, ses plus sincères
http://www.ladepeche.fr/article/2011/11/01/1205366-l-emouvant-adieu-a-stephan-belmon.html

Des enfants de 3 à 10 ans victimes d’agressions sexuelles au fast-food

C’est une longue enquête à laquelle s’attelle le commissariat d’Alès pour retrouver les jeunes victimes d’agressions sexuelles. Une démarche qui se base aujourd’hui sur une commission rogatoire délivrée par un juge d’instruction alésien. Un appel à témoin a d’ailleurs été lancé par les enquêteurs pour identifier encore certains enfants.
L'homme agissait sur les aires de jeu des fast-foods

Le volet judiciaire de cette affaire a démarré début octobre lorsqu’un jeune majeur de 22 ans est interpellé. L’homme est suspecté d’être l’auteur d’agressions sexuelles sur des fillettes, notamment dans des aires de jeux de fast-foods sur Alès. L’Alésien était également en possession, dans son téléphone portable, d’une vingtaine de photographies, prises à Alès, de jeunes enfants dont certains étaient dénudés. Les victimes sont âgées de 3 à 10 ans.
Le dossier est désormais entre les mains d’un juge d’instruction alésien qui a mis en examen le jeune homme pour des faits d’agressions sexuelles imposées à mineurs de moins de 15 ans et détention d’images de mineurs à caractère pornographique.
Un suspect
Les enquêteurs suspectent le jeune homme, déjà connu pour des faits similaires, d’agir depuis de nombreux mois. Pas seulement sur les aires de jeux de fast-foods, mais également dans la rue ou des commerces, voire dans les jardins de particuliers où il aurait pu rentrer en contact avec des enfants sans la présence d’adultes.
L’appel à témoin lancé désormais par le commissariat a pour objectif d’identifier tous les enfants qui se trouvent sur les photos récupérées dans le téléphone de l’Alésien mais aussi de trouver d’éventuelles autres victimes. Le message s’adresse aux parents d’enfants de 3 à 10 ans, filles principalement mais aussi garçons, "qui auraient pu être embêtés par un jeune majeur qui donne l’impression plutôt d’être un adolescent", explique le brigadier Chaboseau, en charge de l’enquête au commissariat.
"Un sourire un peu niais"
Le suspect a 22 ans mais en parait 14, avec des cheveux châtains très courts, des yeux bleus et un sourire "un peu niais". Le jeune homme circulait à vélo. Il a pu sévir dans le centre-ville d’Alès mais également vers l’esplanade de Clavières, dans les quartiers du Rieux, des Espinaux, de Saint-Etienne d’Alensac, de Silhol, La Forêt, Dourtoulan, Larnac ou encore à Saint-Hilaire-de-Brethmas. "Les parents doivent poser la question à leur enfant et ceux qui l’auraient remarqué doivent contacter le commissariat", explique la policière (contact : brigadier Chaboseau, commissariat d’Alès, tél. 04 66 78 14 83 ; de 8 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures).
http://www.midilibre.fr/2011/10/31/des-enfants-de-3-a-10-ans-victimes-d-agressions-sexuelles,410615.php

Crise d'épilepsie au volant

Une crise d'épilepsie. C'est a priori la cause d'un spectaculaire accident de la circulation survenu hier, vers 16 h 30, sur le boulevard Charles-Arnould. Etudiante en ressources humaines, une Rémoise de 26 ans rentrait chez elle avec sa grand-mère, lorsqu'elle a soudain perdu le contrôle de sa Renault Clio à la suite d'un malaise. « Elle accélérait et se dirigeait vers les voitures qui arrivaient en face », raconte son aïeule, âgée de 78 ans. « Je lui ai dit : freine, freine… Mais comme elle ne freinait pas, j'ai tourné le volant dans l'autre direction. Je n'aurais peut-être pas dû… »
La suite s'est déroulée en quelques secondes : tournant brusquement à droite, la voiture a littéralement arraché du sol un poteau de sécurité en montant sur le trottoir, puis s'est lancée à toute allure en direction du pavillon situé à l'angle du boulevard Arnould et de la rue Claude-Lorrain. Elle a fini sa course dans le portail du 111 boulevard Charles-Arnould, détruisant tout sur son passage. Le muret de la cour, mais aussi un coffret à gaz et un poteau en bois du réseau téléphonique. « Le choc a été très violent », témoigne la passagère. « Je n'arrive pas à croire que nous ne soyons pas blessées davantage. »

Petit miracle

Souffrant seulement de douleurs au thorax provoquées par la contraction de la ceinture de sécurité, cette dernière avait déjà quitté son siège à l'arrivée des premiers secours. Mais sa petite-fille se trouvait toujours coincée dans l'habitacle, obligeant les sapeurs-pompiers à procéder pendant une vingtaine de minutes à sa désincarcération tandis que les médecins du Smur lui apportaient les premiers soins. Cependant, elle aussi n'a été que légèrement blessée, même si, par mesure de précaution, les secours ont dû l'extraire à l'aide d'une planche et lui fixer une minerve.
Autre victime : la propriétaire de la maison sinistrée, une retraitée de 79 ans qui se trouvait dans sa cour au moment de l'accident, touchée, heureusement sans gravité, par un éclat de béton dans le mollet. « J'ai vu la voiture arriver et puis, boom », raconte-t-elle. Mais c'est presque un miracle que d'autres blessés, plus graves ceux-là, ne soient pas à déplorer. Car un dimanche, à cette heure de la journée, les trottoirs du boulevard Charles-Arnould ne manquent pas d'être très fréquentés.
Sous le regard de nombreux badauds, l'étudiante a ensuite été conduite au CHU, tandis que les policiers sécurisaient les lieux et recueillaient un certain nombre d'éléments pour les besoins de l'enquête. Sa grand-mère a également été transportée aux urgences par mesure de précaution, de même que la troisième victime. « Et dire qu'on était seulement parties chercher des médicaments chez moi », confie la grand-mère. « Ses parents sont en voyage, on devait passer la soirée chez elle, là, un peu plus loin, boulevard Arnould ». Et de conclure, inquiète : « Comment je vais leur annoncer ça…? ».
http://www.lunion.presse.fr/article/marne/crise-depilepsie-au-volant