Les faits que la cour d’assises de l’Isère va examiner à partir d’aujourd’hui remontent au mois de février 2008 et avaient défrayé la chronique. Le mardi 12 février, vers 14 h 30, une bombe avait explosé dans une Renault Twingo sur l’avenue Ambroise-Croizat à Saint-Martin-d’Hères. L’accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité
Un homme alors âgé de 63 ans avait été grièvement blessé et avait finalement au la jambe droite amputée.
La piste d’un acte terroriste ou d’un règlement de comptes lié au banditisme grenoblois, avait rapidement été écartée et l’enquête avait été confiée aux policiers de la sûreté de Grenoble.
L’audition de la propriétaire du véhicule avait permis aux enquêteurs de s’orienter vers la piste de la vengeance. Cette quinquagénaire avait vu son ex-mari peu de temps avant les faits à proximité de l’endroit où elle avait l’habitude de garer sa voiture. Elle avait ensuite remarqué, un objet métallique sous sa Twingo. Pensant qu’il s’agissait d’une pièce tombée au sol, elle l’avait ramassée et emportée dans la voiture avant de faire part de cette découverte à son nouveau compagnon.
Alors que l’homme de 63 ans manipulait l’objet, ce dernier avait explosé.
Placé en garde à vue, l’ex-mari de la propriétaire de la voiture avait été longuement auditionné par les enquêteurs. Après avoir fermement nié les faits, il avait fini par les reconnaître partiellement les faits, tout en expliquant ne pas avoir eu l’intention de tuer.
Mis en examen et écroué depuis, José Goncalves, aujourd’hui âgé de 55 ans, comparaîtra donc pour tentative d’assassinat ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
http://www.ledauphine.com/isere-sud/2011/05/10/retour-une-tentative-d-assassinat-a-la-voiture-piegee
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