mardi 18 octobre 2011

Le rugbyman cogneur interdit de stade ?

Plus de trois heures de débat pour un coup de poing et deux coups de pied d’un côté, quatre points de suture et une prothèse dentaire cassée de l’autre. Le tribunal correctionnel de Montpellier a pris son temps, hier, pour juger le rugbyman toulonnais Olivier Missoup.
Et s’est donné une semaine pour trancher entre les lourdes réquisitions du parquet (4 000 € d’amende et surtout quatre ou cinq mois d’interdiction de stade) et la demande de Me Mino, l’avocat du joueur, de se borner à une simple contravention sans interdiction de stade, celle-ci ne pouvant s’appliquer, selon lui, qu’aux supporters.

Missoup maintient avoir été frappé en premier
Les navrant coups portés au Montpelliérain Rémi Martin, lors de la réception d’après- match, le 30 septembre dernier, au stade Yves Du-Manoir de Montpellier, loin du code d’honneur de ce sport où l’on peut être un voyou sur le terrain mais un gentleman en dehors, Missoup les reconnaît. Mais il maintient avoir été frappé en premier, ce qu’aucun témoin ne vient corroborer.
Déjà, durant le match, âpre, les deux joueurs s’étaient “chauffés”. "J’ai reçu un coup de genou, un coup de pied à la main et une fourchette de sa part, mais pas plus que pour les autres matches", affirme Olivier Missoup.
"Je suis souvent limite sur le terrain mais j’assume, je suis un guerrier", concède de son côté Rémi Martin.
Juste avant la fin de la rencontre, les deux ex-partenaires de club (au Stade Français) ont une altercation, puis une autre après le coup de sifflet final où les provocations verbales fusent, pas plus élevées que dans une cour de récré... "Il m’a dit : “Je vais te tuer, on va voir à la réception”, raconte la victime. Et à la réception, il s’est avancé vers moi et m’a dit : “Alors Martin, tu t’es acheté une paire de couilles ? Viens, on va parler dehors”. Je lui dis : “Casse-toi, t’as 12 ans ?”. Il m’a pris par la taille, je l’ai repoussé, je prends une poire, je tombe, il me met deux coups de pied."
Olivier Missoup, sans jamais un mot d’excuse, assure avoir reçu un violent coup de coude au plexus qui a entraîné sa réaction. "J’ai mis un coup de poing par peur de prendre un autre coup après le coup de coude", se défend-il. Et lorsque le président lit la déclaration de son coéquipier Bastareaud sur les violences des coups portés, il ne se dégonfle pas : "Il aurait pu se relire avant de signer ça."
http://www.midilibre.fr/2011/10/17/le-rugbyman-cogneur-interdit-de-stade,403830.php

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