mercredi 12 octobre 2011

Les gendarmes prennent en chasse deux cambrioleurs

Une trentaine de militaires quadrillant le secteur, un maître-chien, des cavaliers, un hélicoptère tournoyant dans le ciel de Muizon… Autant de moyens qui ont permis hier d'interpeller deux hommes soupçonnés d'avoir volé des bijoux lors d'un cambriolage commis dans la matinée.

LE choc a été violent. Professeur d'arts plastiques au lycée Saint-Michel, à Reims, Isabelle Nunès se trouvait à mille lieues d'imaginer, hier matin, la mésaventure qui l'attendait en regagnant son domicile cossu situé le long de la RN31, à l'entrée du lieu-dit La Tuilerie. Alors qu'elle s'était absentée pour aller acheter son pain à Muizon, quelle n'a pas été sa surprise, en effet, de tomber à son retour nez à nez avec deux individus qui s'affairaient à fouiller les 250 mètres carrés de sa demeure, une ancienne bâtisse rénovée des années trente qu'elle occupe avec son époux, Victor Nunès, l'ancien président-fondateur du club de hockey sur glace des Phénix.
Il était alors entre 9 h 30 et 10 heures. « En arrivant, ma femme s'est rendu compte de quelque chose d'anormal, raconte ce dernier qui se trouvait sur son lieu de travail soissonnais au moment des faits. Elle a demandé : y a quelqu'un ? Deux hommes ont alors pris la fuite en passant par le trou qu'ils avaient découpé dans le grillage pour entrer. »
Sous le choc, l'enseignante, âgée de 50 ans, a immédiatement donné l'alerte auprès de la gendarmerie, fournissant aux militaires un signalement des cambrioleurs alors qu'ils venaient de s'échapper par les champs en direction de Branscourt. En l'occurrence, deux jeunes de type caucasien, vêtus pour l'un d'un sweat de couleur bleue à rayures verticales et pour l'autre d'un sweat gris aux rayures horizontales. Ils n'ont manifestement agi ni armés ni encagoulés, emportant avec eux des bijoux mais peut-être aussi d'autres biens. Le préjudice se trouvait hier en cours d'évaluation. « Leur valeur était surtout sentimentale », précise cependant Victor Nunès.
Rapidement sur place, les gendarmes ont d'abord manqué de leur mettre le grappin dessus. Il s'en est fallu de peu. Quelques minutes après leur forfait, les deux individus ont en effet été aperçus par une patrouille tandis qu'ils se dirigeaient à travers champ en direction de la voie ferrée, située à environ 200 mètres en contrebas de la nationale. Mais le temps que les militaires descendent de leur véhicule, ceux-ci sont parvenus à se cacher puis à prendre la tangente.
Une véritable chasse à l'homme s'est alors engagée sur un secteur triangulaire compris entre Prouilly, Trigny et Muizon. A pied, à bord de voitures banalisées, de véhicules d'intervention et de 4x4, une trentaine de gendarmes a ainsi ratissé les environs à travers champs et à travers bois ainsi que le long des routes secondaires et des chemins boueux pour retrouver la trace des fuyards. Pour participer aux recherches, deux cavaliers ont même été réquisitionnés auprès du centre de formation aux métiers du spectacle, Cheval Art Action, basé à La Tuilerie. Puis, un peu plus tard, un maître-chien ainsi qu'un hélicoptère de la gendarmerie.
Le chien limier a d'ailleurs suivi un moment la piste des cambrioleurs jusqu'au-delà de la Vesle, laissant à penser que ces derniers étaient parvenus à traverser non seulement la voie ferrée mais aussi le lit de la rivière avant de s'évanouir dans la nature. Mais malgré l'importance des moyens engagés, les gendarmes ont finalement dû se résoudre à lever le dispositif de recherche vers 14 h 30, laissant seulement en place une surveillance allégée.
Une mesure qui a fini par payer quelques heures plus tard. Vers 18 h 15, les deux hommes, correspondant au signalement, ont été localisés par une patrouille, alors qu'ils se trouvaient sur la route à la sortie de la commune de Saint-Thierry. Tentant de lui échapper, ils sont alors entrés dans les vignes avant de prendre leurs jambes à leur cou. Mais pris en tenailles, ils ont fini par être interceptés au terme d'une course-poursuite à travers champs. Âgés d'une trentaine d'années, ils ont ensuite été placés en garde à vue dans les locaux de la brigade territoriale de gendarmerie de Gueux avant qu'une perquisition ne soit conduite dans la soirée au domicile de l'un d'eux, à Reims. Question : que les gendarmes y ont-ils trouvé ? On l'ignorait encore hier soir

http://www.lunion.presse.fr/article/marne/les-gendarmes-prennent-en-chasse-deux-cambrioleurs

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