Dernière info: Le preneur d'otage discute de façon «courtoise» avec la directrice de l'agence prise en otage, selon Pierre Haski.
Deux employés de Pôle emploi sont actuellement pris en otage par un individu armé dans une agence du 11e arrondissement de Paris, située au 11 rue Pelée, selon BFMTV. La chaîne précise que les otages sont la directrice de l'agence et son adjoint. Selon notre journaliste sur place, la Brigade de recherche et d'intervention de la police est entrée dans le bâtiment et négocie avec l'homme. L'homme «discute depuis dix minutes avec la directrice d'agence Pôle emploi sur ses déboires», écrit à 13h45 sur Twitter le journaliste Pierre Haski, qui est au téléphone avec le preneur d'otage. «Echange courtois de part et d'autre», précise le cofondateur de Rue89.
«Je viderai mon chargeur pour me défendre»
La prise d'otage a débuté vers 11h30, précise Reuters. L'homme serait armé d'un pistolet chargé.Le preneur d'otage a contacté le site Rue89.fr par téléphone dans la matinée: «Allo, j'ai pris deux otages à l'agence Pôle emploi de Beaumarchais, dans le 11e arrondissement de Paris. Voici mes revendications», a-t-il déclaré. L’homme, âgé de 45 ans, a qualifié son geste de «critiquable» mais estime qu’il poursuit un «objectif légitime».
«Je n'utiliserai pas les otages pour me protéger mais je viderai mon chargeur pour me défendre», a-t-il indiqué à Rue89 lors d'une deuxième conversation téléphonique. Il «voit des hommes cagoulés dans l'agence, avec des béliers» et «craint un assaut», précise Pierre Haski, journaliste à Rue89, sur Twitter. L'homme a précisé qu'il resterait désormais en ligne avec la rédaction «jusqu'au bout».
«J'ai amorcé les étapes ultimes qui mènent à la précarité»
L’agresseur présumé a envoyé par e-mail à la rédaction de Rue89 un long texte de revendication. Selon le site, l’homme, informaticien au chômage, assure être méprisé par Pôle emploi. «Depuis le début des années 2000, comme pas mal de citoyens de français, je galère; mais depuis quelques années, j'ai amorcé les étapes ultimes qui mènent à la précarité. Mon âge est, à l'évidence, devenu un handicap certain dans ma recherche d'emploi (en fait, dès 35 ans vous êtes trop vieux)», écrit-il.Le preneur d'otage demande par ailleurs dans son texte «la dissolution des groupuscules sionistes violents» en France. « Par cette action, je veux provoquer une prise de conscience nationale sur une situation inacceptable: l'impunité totale de certains extrémistes qui ont la liberté, pour faire valoir leur idéologie, de désinformer sciemment et officiellement, lyncher, ratonner, réaliser des chasses à l'homme, commettre des meurtres…avec la complicité explicite du gouvernement (des gouvernements, puisque cela perdure depuis plus de dix ans)», développe-t-il.
Selon Pierre Haski, le preneur d'otage «dit avoir pris sa décision cet été, alors qu'il arrivait en fin de contrat» et a alors «écrit son manifeste».
Le preneur d'otage est «calme, posé»
L'homme a admis auprès de Rue89 qu'il n'y avait aucun rapport entre ses deux revendications.Dans son courrier, envoyé via la boîte mail de la directrice de l'agence, l'homme se présente lui même comme d’ «intelligence moyenne, culture moyenne, sans talents particuliers, français moyen». «Je ne représente aucune idéologie politique, aucune religion (je suis laïc et athée), je ne représente que moi-même, un simple citoyen avec ses convictions et sa conscience», écrit-il également.
Interrogé sur Europe 1, Pierre Haski, a indiqué que le preneur d'otage était «très calme, très posé, maître de lui-même» lorsqu'il a appelé la rédaction. «La ligne est ouverte avec le preneur d'otages depuis 45 minutes. Il me semble que de parler avec lui calme le jeu, le rassure», indique le journaliste sur Twitter à 13h35.
Sur place, les syndicats de Pôle emploi déplorent l'augmentation des agressions dans les agences.
http://www.20minutes.fr/article/807296/paris-deux-employees-pole-emploi-pris-otage-agence-11e-arrondissement
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