L'employé d'une entreprise de carrelage et un de ses amis ont comparu, hier, devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Ils avaient volé du matériel de chantier.
La liste est impressionnante : 46 cartons de faïences, 73 cartons de carrelages, 36 cartons de plinthes, 26 sacs de ciment, 7 pots de colle… et une brouette ! Sûrement pour transporter le butin. L'ensemble de ce matériel a été retrouvé, mardi, par les policiers de la brigade territoriale du Mirail chez Bilal, lors d'une perquisition, à la suite de son interpellation (voir notre édition d'hier).
L'homme de 27 ans, est employé depuis onze ans par la même société. L'ouvrier, « sans histoire », a comparu hier, avec un de ses amis âgé de 19 ans, devant le tribunal correctionnel de Toulouse pour des vols commis les 18 septembre, 9 octobre et 10 octobre.
Dans le box, Bilal « regrette » son geste et tente de l'expliquer : « J'ai eu un accident de la route en début d'année, mon salaire a diminué. Il fallait que je rembourse le prêt de ma maison ainsi que des prêts à la consommation ». Et il ajoute : « Il ne reste plus qu'à carreler ma maison pour qu'elle soit terminée ! ». Le président se tourne alors vers l'autre prévenu pour lui demander des explications : « Pourquoi l'avez-vous aidé à voler ? ». Le jeune homme, mal à l'aise, cherche ses mots. Ils ne viendront pas.
Pour Me Hélène Simeon, avocat du chef d'entreprise victime, son client est « déçu et surpris » de ce geste. Elle ajoute que le but de cette audience est que le salarié « comprenne la gravité de son attitude ».
Le procureur de la République considère qu'il n'est « pas convenable qu'un employé pille son employeur ! ». Francis Boyer requiert à l'encontre de Bilal, « l'instigateur », huit mois de prison dont quatre mois avec sursis et six mois de prison avec sursis pour son comparse.
Pour la défense, Bilal a traversé une période financière difficile. « Il a choisi la mauvaise solution », souligne Me Caroline Laplaze. Quant à son ami, elle explique qu'il n'a pas « réfléchi aux conséquences ». Elle demande la plus grande clémence au tribunal.
Bilal a finalement été condamné à quatre mois de prison avec sursis et l'ami a écopé d'un mois de prison avec sursis.
http://www.ladepeche.fr/article/2011/10/13/1191263-pour-construire-sa-maison-l-ouvrier-pillait-les-stocks-de-sa-societe.html
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