La colère n'est jamais bonne conseillère. Moussa E., un Rémois d'une quarantaine d'années, l'a appris à ses dépens, jeudi, en écopant d'une peine de 9 mois de prison ferme.
Déjà détenu à la maison d'arrêt de Reims pour d'autres causes, celui-ci était jugé dans le cadre d'une comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Reims pour avoir outragé et menacé de mort un fonctionnaire de police ainsi qu'une magistrate du parquet.
Le 22 juillet dernier, l'homme avait été déféré au palais de justice où cette dernière devait lui notifier l'exécution d'une peine de 3 mois de prison ferme pour des faits de détention de stupéfiants. Mais à la sortie de son bureau, alors qu'il se trouvait sous l'effet de plusieurs valium et de méthadone prescrits pour son sevrage d'héroïne, le prévenu s'était soudain laissé emporter dans une colère noire, l'entraînant à proférer des menaces qui, selon son avocat Me Benjamin Chauveaux, dépassaient de loin sa pensée : « Il a agi sous le coup de la colère, a-t-il en effet plaidé devant le tribunal. Il ne comptait pas mettre ses menaces à exécution ».
Des menaces toutefois sans équivoque : « Fils de pute, traître, tes gamins je les séquestrerai un par un, avait-t-il en l'occurrence lancé à l'adresse d'un policier en faction, d'origine maghrébine. Tu es un arabe de merde qui mange du jambon. » Et de viser ensuite la magistrate : « Je vous retrouverai en sortant de prison, a-t-il menacé. Je lui mettrai un flingue sur la tempe, la mettrai à genou et elle me suppliera ».
Boule de pétanque
Quant au policier, celui-ci en avait de nouveau pris pour son grade, juste avant que le dénommé Moussa E. ne quitte les lieux : « En prison, il y a des téléphones portables, avait-t-il prévenu. Je donnerai un billet à un (type) pour lui lancer une boule de pétanque en pleine tête ». Des faits d'outrages, de menaces sur personne dépositaire de l'autorité publique et de menace d'un crime sur un magistrat qui ont été jugés inacceptables par le procureur Georges Latève, lequel a requis, jeudi, une peine d'un an de prison ferme assortie d'un mandat de dépôt. Le tribunal s'est finalement montré plus clément. Moussa E. aurait, quant à lui, été mieux inspiré de tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de proférer de tels propos
http://www.lunion.presse.fr/article/marne/il-menace-de-mort-un-policier-et-une-magistrate
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