samedi 12 novembre 2011

Le buraliste maitrise son braqueur

Le buraliste de Lacaze-Basse a été braqué par deux individus jeudi en soirée. Avec l'aide d'un client, le commerçant a réussi, non sans mal, à maîtriser l'un des malfrats.
Pour la seconde fois en deux jours, un commerce des quartiers sud-ouest de la ville a fait l'objet d'un braquage (lire notre édition de vendredi). C'était jeudi en début de soirée avenue de Lacaze-Basse. Sauf que cette fois, le commerçant, aidé d'un client, s'est rebiffé. L'un des deux malfrats a été maîtrisé et plaqué au sol. Il a ensuite été remis aux services de police. Son compère a pris la poudre d'escampette.
Jacques Vialade, 59 ans, propriétaire courageux du tabac-presse témoigne : « Il était aux environs de 18 h 45. D'un coup, deux individus cagoulés et gantés sont entrés. A ce moment-là, j'étais derrière le comptoir. L'un des deux a pointé une arme vers moi et m'a demandé « le pognon ». Vu que je rechignais, j'ai pris un coup de crosse sur la tête. Ensuite, tout est allé très vite. Par réflexe, je l'ai saisi et j'ai agrippé son bras. Le client présent, une personne assez costaude, l'a ceinturé par-derrière. L'arme a volé dans le magasin. » L'arme était un pistolet automatique.
Le désordre laissé à l'intérieur du tabac-presse à l'issue des faits atteste d'une évidente bagarre avant que l'agresseur puisse être plaqué au sol. D'où il ne devait plus bouger avant l'arrivée des forces de l'ordre… Et pour cause : en plus d'un client décrit comme « balèze », il devait supporter sur son dos les 104 kg (pour 1,80 m) de Jacques Vialade, un Chaurien ancien rugbyman universitaire.
« Son compère, qui n'était pas armé, n'a même pas fait mine de rentrer, il a filé en courant vite fait », ajoute Jacques d'un ton calme. Tout en faisant des allers et venues dans son établissement pour répondre
aux questions des enquêteurs qui ont immédiatement entamé leurs investigations. Le haut de son front porte une bosse et son arcade une estafilade. « Ce n'est pas grave, dit-il. Avant d'aller me faire soigner, je vais d'abord aller prendre des nouvelles de ma femme et de ma vendeuse. »
En effet, au moment de l'agression, outre Jacques et son valeureux client, trois autres personnes se trouvaient dans le tabac-presse : une cliente, l'épouse de Jacques, Nicole,, et Martine l'une de ses deux employées. Pas très loin de là, dans la cuisine de l'habitation contiguë au commerce, se trouvait aussi la belle-mère de Jacques, Francine, 88 ans. « Je réside à Tarbes. Je devais repartir dimanche. Je vais rester quelques jours de plus auprès de ma fille, très choquée. Quelle histoire », nous dit Francine dans un sourire.
http://www.ladepeche.fr/article/2011/11/12/1214061-castres-le-buraliste-maitrise-son-braqueur.html

Aucun commentaire: