mardi 8 novembre 2011

A Nantes, le procès d'un assassinat ultra-violent

La cour d'assises de Loire-Atlantique se penche sur un crime qui, en 2008, avait traumatisé la cité des Dervallières, à Nantes.
Toko Botowamungu, 21 ans, est mort au pied des immeubles des Dervallières de Nantes, le 4 septembre 2008. Une scène d'une violence inouïe qui a stupéfié ce quartier populaire.
Au fil d'une course-poursuite en voitures, une vingtaine de coups de feu ont résonné entre les barres d'immeubles à l'heure du dîner. Quatre balles de gros calibre ont tué Toko. Trois ans plus tard, après de nombreuses marches du souvenir, s'ouvre aujourd'hui le procès de ses deux assassins présumés.
En réalité, un seul de ces deux frères sera jugé pendant dix jours. Sabri Benrekta, 30 ans, s'était rendu à la police le lendemain du crime. Il traîne un casier judiciaire déjà lourd : une dizaine de condamnations, dont une de six ans de prison pour une affaire de drogue.
Son frère, Mohamed, ne pourra pas être jugé en France. Il a fait le hasardeux pari d'une cavale en Algérie. Il y a été interpellé et y sera jugé, ce pays n'extradant pas ses ressortissants. Il redoute désormais des conditions de détention très difficiles. C'est pour cette raison que, pendant un temps, il avait envisagé de se rendre aux autorités françaises.
Ils avaient perdu la face
Un des enjeux du procès sera d'en comprendre le mobile. On sait que les deux accusés avaient perdu la face dans une bagarre survenue un peu plus tôt, sur la place centrale des Dervallières. Piqués au vif, ils seraient partis récupérer des armes, chez eux, pour venger leur honneur. Ce qui ne dit pas pourquoi la bagarre a éclaté. La drogue, comme le disent les accusés ? Pas sûr qu'on le sache un jour. Cela n'a pas été démontré par l'enquête.

1 commentaire:

Annebis a dit…

Tuer à l'arme lourde parce qu'on a
"perdu la face"
"son honneur" !

qu'estce qu'il ne faut pas entendre ou lire...

Bonne soirée Francis
bises Annebis