Dix ans de réclusion criminelle
En 2004, il écopait de dix ans de réclusion criminelle (et après la période de détention provisoire) il retrouvait la liberté en mars 2010 et allait habiter chez sa mère à Cavaillon au 9e étage d’une tour. Le 28 avril 2010, il se rendait au commissariat d’Avignon pour où il avouait le meurtre de sa mère. Il l’avait violemment frappée à la tête et l’avait étranglée. Pour ce matricide, un juge d’instruction d’Avignon avait ordonné sa mise en examen. Cet homme est actuellement détenu. Son cas a donné lieu à une série d’expertises psychiatriques et psychologiques. La plupart tendent à son irresponsabilité pénale. Aussi, le juge d’instruction avant de rendre un non-lieu a saisi la cour d’appel pour lui demander de se prononcer sur cette question de façon collégiale. Hier donc, Mario Erga est venu devant la chambre de l’instruction. Des membres de sa famille étaient sur le banc des parties civiles pour écouter le rappel des faits réalisé par le président Jean-Claude Buet et prendre la parole par l’intermédiaire de leur avocat Me Marc Geiger. Trois experts se sont succédé à la barre pour y rendre publiquement leurs conclusions et décrire le tableau clinique de cet homme souffrant de "schizophrénie paranoïde" le conduisant à des délires.
Il a indiqué avoir entendu "je te mets un petit coup après ça ira mieux". Ce qui aurait provoqué le passage à l’acte durant lequel "il a perdu totalement son discernement", a indiqué le psychiatre Laurent Layet estimant que l’accusé n’était pas accessible à une sanction pénale. Même avis pour le docteur René Pandelon (qui dirige l’unité pour malades difficiles UMD de Montfavet). Lequel a conclu "à une abolition complète du discernement". Positions reprises par l’avocat général Durand qui a considéré que les charges existaient mais qu’il fallait déclarer l’accusé irresponsable. Me Maurice Fagot l’avocat de ce meurtrier a adopté la même ligne et a rappelé que lors du premier procès il avait dit que "la maison d’arrêt n’était pas adaptée au cas de son client". La cour rendra son arrêt le 25 janvier prochain.
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