Cette Messine de 53 ans n’est pas prête d’oublier cette journée. Alors qu’elle avait quitté son appartement en fin de matinée, la commerçante est informée, en début d’après-midi, que la porte du logement a été fracturée. Située au centre-ville, l’habitation n’a pas été la seule à intéresser les cambrioleurs. Dans le même laps de temps, trois autres domiciles ont été visités dans le même immeuble.
« En voulant mettre sa clef dans la serrure, mon ami s’est aperçu que la porte avait été forcée. Il l’a poussée et s’est immédiatement aperçu que tout avait été retourné, précise Catherine. Tous les placards avaient été ouverts, les serviettes jonchaient le sol et même les vêtements avaient été jetés à terre. Toutes les pièces ont été fouillées à l’exception de la cuisine. La police m’a dit qu’ils cherchaient apparemment des billets dans des piles de linge. »
Une fouille minutieuse qui a permis aux intrus de découvrir les bijoux de Catherine. « Ils n’ont pas emporté l’ordinateur portable qui était posé sur une table. Par contre, ils ont pris tous les bijoux qui étaient en or et en argent. La pacotille, ils l’ont laissée. C’est terrible de vivre ça. C’est comme si on avait violé mon intimité. Même les chaussettes et la lingerie avaient été retournées, poursuit la victime. C’est très difficile à accepter. Une telle intrusion, ça rend malade. Ils n’ont rien cassé ni rien sali mais après, ça n’est plus pareil. J’ai maintenant la trouille de rester seule chez moi. »
« Toujours une appréhension »
Indemnisée à hauteur de 1 500 € après expertise, Catherine a, depuis, sécurisé sa porte. « J’ai mis un système important qui m’a coûté 550 €. Après, on se dit que l’on peut mettre une alarme ou avoir une porte blindée. De toute façon, on garde toujours cette appréhension. Aujourd’hui, quand je quitte mon logement, je ne laisse plus de bijoux traîner.Désormais, je fais attention. »Elle ajoute : « C’était surtout un attachement sentimental : même si certains bijoux cassés restaient au fond d’une boîte, j’avais envie de les garder. Maintenant, ils ne sont plus là et ils me manquent. » À l’instar de ce bracelet, pièce unique, offert par ses proches pour son cinquantième anniversaire ou de sa bague de fiançailles.
« Les premiers jours après mon retour dans l’appartement, je calais ma porte avec une chaise la nuit tellement j’avais peur. Je n’ai jamais été comme ça. Puis, petit à petit, le traumatisme passe et on apprend à vivre avec. Il paraît que des individus avaient été vus, dans l’immeuble, les jours précédents. Ils ont dû faire du repérage puisque seules les portes non sécurisées ont été visées. »
Aucune trace n’a pu être relevée par les enquêteurs qui supposent que deux personnes ont cambriolé l’appartement de Catherine. Rien de ce que lui a été volé n’a, pour l’heure, été retrouvé
http://www.republicain-lorrain.fr/moselle/2012/01/14/catherine-comme-si-on-avait-viole-mon-intimite
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