Davy Rabiller est le Tarnais le plus recherché de France depuis son évasion spectaculaire du commissariat d'Albi. Mais c'est peut-être à l'étranger qu'il s'est mis au vert. « L'Espagne est une possibilité », confie une source judiciaire. Une possibilité d'autant plus crédible qu'avant d'être emprisonné, le jeune homme habitait Perpignan, où vivent sa mère et son beau-père. Mais c'est bien dans le Tarn que Davy Rabiller a signé l'essentiel de son parcours délinquant.
Déjà condamné pour viol par la cour d'assises des mineurs du Tarn, ce natif d'Albi a récidivé le 23 décembre dernier, cette fois en tant que majeur puisqu'il a fêté ses 21 ans le 12 novembre 2011. En à peine une heure ce matin-là, il aurait agressé sexuellement quatre femmes, dans le périmètre historique du Vieil Alby. Des faits passibles de la cour d'assises, le parquet d'Albi ayant retenu la qualification criminelle de « viols et tentatives de viol en récidive ».
« Ce n'est pas un tueur en série mais dès qu'il boit, il dérape dans son comportement. Et ses débordements les plus graves sont associés à l'alcool », constate un magistrat qui connaît bien son dossier. Il se souvient bien sûr de l'affaire de 2007 qui avait valu à Davy Rabiller d'être condamné pour viol par la cour d'assises des mineurs. A ce propos, le parquet d'Albi tient à apporter une précision, pour couper court à toute polémique sur les conditions de sa libération : « Davy Rabiller a effectué la totalité de sa peine. Il avait été placé en détention provisoire en 2007, jusqu'à son procès qui a bien eu lieu en 2009. Il a purgé la totalité des 5 ans auxquels il a été condamné, sans aménagement de peine, ce qui est assez rare pour un mineur. »
Début de psychose
À sa sortie de prison, il y a quelques semaines, Davy Rabiller a élu domicile dans les Hautes-Pyrénées, puisqu'il était interdit de séjour dans le Tarn. Il y est pourtant revenu, quelques jours avant Noël, pour retrouver des copains d'enfance. Une soirée trop arrosée… et Davy a enfilé le costume, sans doute trop large pour lui, du prédateur sexuel en série. Mais a-t-il seulement imaginé le début de psychose qu'il a pu créer à Albi, juste avant les fêtes de Noël ?La police .............Lire la suite sur ce lien ... http://www.ladepeche.fr/article/2012/01/05/1253891-l-evade-avait-purge-cinq-ans-pour-viol.html
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire