Les mystères du fétichiste des chaussures
Anthony Rosset avait été confondu grâce à des traces ADN retrouvées sur des branches. Il est établi qu’il a été l’un des derniers contacts téléphoniques de la victime. De même qu’il admet avoir transporté le corps du centre de Vandoncourt vers Abbévillers. Pour le reste, il nie le meurtre. Un expert le considère responsable, un autre dit l’inverse. Le procureur Pascal a surtout noté les mensonges utilitaires et à répétition du mis en cause. Au passage, il évoque un contexte particulier : « Cécile Zaretti avait une figure à la Janus… Elle était très appréciée. Y compris de personnes peu recommandables et pour protéger Anthony Rosset, son maintien en détention s’impose… » M e Euvrard, l’avocat de la défense, prend la balle au bond : « Cécile Zaretti fournissait Anthony Rosset en héroïne. Quel intérêt aurait-il eu à tuer son dealer ? ». D’autant qu’il en était secrètement amoureux.M e Euvrard souhaiterait surtout que des vérifications s’opèrent du côté d’un autre homme, écroué courant juillet dernier, pour une tentative de meurtre sur une autre femme. Avec des similitudes dans le mode opératoire, une proximité géographique et un élément troublant. L’Audincourtois en question semble être fétichiste des chaussures. Or, Cécile Zaretti a été retrouvée pieds nus alors qu’elle était sortie de son domicile chaudement chaussée, le 11 octobre 2010. La JLD a néanmoins repoussé la demande de mise en liberté, précisant que la juge d’instruction lui avait confié que l’enquête était en passe d’être bouclée. Mais, avec ou sans l’audition de l’Audincourtois dont seule, pour l’heure, la mère, a été entendue ? L’avenir le dira.
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2012/01/10/meurtre-de-cecile-zaretti-une-autre-piste-a-explorer
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