samedi 11 février 2012

Le froid a sans doute tué deux plaisanciers

Deux corps, ceux d’un homme et d’une femme, allongés l’un près de l’autre, en L. Face contre terre. Tout habillés. Raidis. C’est un plongeur d’oursins qui a fait la macabre découverte, hier, vers 9 h 30. Les cadavres gisaient sur le rivage de l’étang de Thau, au bout d’une petite voie goudronnée bordant port Suttel. Une zone de plaisance située à l’entrée de Balaruc-les-Bains, juste après un supermarché et une station-service, le long de la route de Sète.
"On ne semble pas se diriger vers une piste criminelle"
L’alerte donnée, une dizaine de gendarmes de la compagnie de Pézenas sont dépêchés sur place. Et les accès au site prestement barrés. A 10 h 40, le substitut du Procureur de Montpellier, M. Duffaut, arrive sur les lieux, suivi d’une équipe de techniciens d’investigation criminelle et du Dr Philippe Osterstock, de l’institut médico-légal du CHU de Montpellier. Le médecin-légiste devra patienter près de quatre heures avant de pouvoir examiner les corps. Le temps pour les techniciens de procéder à une minutieuse exploration du site. Y compris sur un ponton et un voilier.
De quoi intriguer les clients du supermarché ou de la station qui vont et viennent. Plusieurs s’approchent, tentent de savoir "ce qui s’est passé". En fin de journée les enquêteurs, également, se posaient la même question. Car ils disposaient de peu d’éléments. Aucune trace de blessure ou de violence n’a été révélée par le médecin-légiste, qui n’a pu déterminer non plus l’heure de leur décès, qui semble concomitant.
En revanche, leurs habits gelés portaient des traces d’humidité et de sel. Et des effets personnels étaient éparpillés autour d’eux, notamment un portefeuille et un téléphone mobile. Selon les pièces d’identité retrouvées (sans que ni leur nom ni leur prénom aient été dévoilés), l’homme né en 1945, était domicilié à Frontignan. La femme est née en 1949. Le sexagénaire est également le propriétaire d’un petit voilier amarré quelques mètres plus loin. La Renault Laguna bordeaux, stationnée à proximité, lui appartient également. Un promeneur l’avait déjà aperçue 48 h plus tôt.
Alors, que s’est-il passé ? "On ne semble pas se diriger vers une piste criminelle", indique le commandant Husson, patron de la compagnie de Pézenas. Parmi les hypothèses retenues : l’un des deux aurait chuté dans l’eau. L’autre se serait porté à son secours et a réussi à le hisser sur la berge, mais le froid les aurait saisis avant qu’ils aient eu le temps de regagner leur voiture". Un scénario que l’autopsie, qui devrait avoir lieu lundi, permettra peut-être de confirmer, alors que le parquet a ouvert une enquête pour recherche des causes de leur mort, encore trempée de mystère .
http://www.midilibre.fr/2012/02/10/le-froid-a-sans-doute-tue-deux-plaisanciers,456235.php

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