samedi 17 mars 2012

Le beau-père avait tabassé un enfant de 6 ans

Le petit garçon a eu un sourire de trop. Son beau-père l'a frappé violemment. Il écope d'un an de prison, dont cinq mois de sursis.

COMME tous les gamins de son âge, il est parfois turbulent et quand son beau-père le réprimande, il lui arrive de sourire, sur un air de défi. Ce soir-là, il n'a pas supporté que cet enfant de 6 ans lui résiste. « J'ai pété un câble. J'avais un traitement pour me calmer et je l'avais arrêté car je pensais que ça allait mieux. Mes nerfs ont pris le dessus », répète-t-il plusieurs fois aux juges. C'est le moins que l'on puisse dire. Ce soir de février, sa compagne est chez une amie et c'est lui qui s'occupe des quatre enfants, dont deux sont les siens. L'aîné accumule les bêtises et il a beau le réprimander, rien y fait. Et à un moment, il explose : l'enfant reçoit plusieurs coups de poing dans le visage et un coup de pied dans le ventre avant d'être projeté contre un mur. « Une séance de boxe », dira le président du tribunal.

Jeu du foulard

À la barre, hier, il a affirmé que c'était la première fois qu'il frappait cet enfant aussi violemment. Mais un signalement de l'enseignante du petit garçon, datant du mois d'octobre, va interpeller le tribunal. Le président Favre ne s'attendait certainement pas à l'explication qui va lui être fournie… L'enfant présentait des traces de strangulation et a expliqué que son beau-père lui avait serré un drap autour du cou. Rien à voir avec une punition cependant, comme on aurait pu l'imaginer. « C'est un jeu. Je lui accroche les poignets, il se les passe autour du cou et s'amuse à s'étrangler », raconte-t-il le plus naturellement du monde alors qu'il est ni plus ni moins en train de dire qu'il regarde son beau-fils faire le « jeu du foulard ». « Je ne pensais pas à mal. C'est un jeu », affirme-t-il à des juges abasourdis par l'inconscience de ce père de famille.
« Un dossier révoltant et inquiétant », selon son avocat, Me Delavenne, qui se dit toutefois « rassuré sur une chose : il ressort que lorsqu'il prend son traitement, son apaisement est considérable. Il est totalement autre que celui que l'enfant a pu connaître lors de sa crise d'énervement ». Fort logiquement, le tribunal a prononcé une obligation de soins, mais surtout une peine d'emprisonnement d'un an dont cinq mois avec sursis et mise à l'épreuve pendant deux ans. Le jeune homme de 23 ans, qui avait été placé en détention en attendant son jugement, a regagné la prison hier soir.
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/le-beau-pere-avait-tabasse-un-enfant-de-6-ans

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