jeudi 15 mars 2012

Les bagarreurs du bar Le Raymond déférés au parquet

Un peu plus de trois semaines après les faits, l'affaire de la rixe à l'intérieur de la terrasse couverte du « Raymond » et sur le trottoir de cet établissement, qui se solda surtout par les blessures sérieuses à un policier, a rebondi de façon spectaculaire hier matin. Avec le placement en garde à vue dans les locaux de l'hôtel de police de six personnes dont plusieurs joueurs de rugby ou éducateur du club phare de la ville. Personnes qui avaient reçu une convocation leur demandant d'être présentes dès neuf heures du matin hier dans les locaux du boulevard Alsace Lorraine. Pour être réentendus par les enquêteurs de la BSU sur ce dossier ouvert dans les heures ayant suivi les faits en ce matin du dimanche 19 février. Personnes qui sous escorte, et menottées (1) ont été amenées hier juste avant 14 heures au palais de justice. Où ils étaient ensuite déférés devant Pierre Vignolles substitut du procureur de la République. C'était en quelque sorte au travers de ce déploiement policier et ces montées vers le bureau du magistrat le premier volet de la réponse judiciaire de cette bagarre. Qui dès qu'elle fut rendue publique suscita réprobation, émotion et beaucoup de prises de positions.
Ainsi donc, dès avant 14 heures de très nombreux véhicules de police convergeaient vers la partie réservée à cet effet place du Coq. Transportant les six « suspectés » de s'être bagarrés et surtout d'être impliqués dans les actes de violence contre le policier mis à terre. Assistés de leurs avocats respectifs (Maîtres Jean-Louis Pujol, Aziz Hedabou, Laurence Boyer et Caroline Cherrel) ils passaient dans le bureau du vice-procureur Vignolles puis celui du JLD (juge des libertés et détention) Jean-Claude Pierru.

Procès le 11 mai prochain

Les six quittaient libres le palais de justice peu avant 15 h 45.D'après leurs conseils on peut affirmer qu'il n'a pas été retenu contre eux « les violences en réunion ». Mais ils auront à répondre lors de l'audience du TGI du vendredi matin 11 mai de « violences volontaires ayant entraîné une incapacité supérieure à 8 jours, en l'espèce 16 jours, sur personne dépositaire de l'autorité publique. » Le JLD jusqu'à la date de l'audience les a placés sous contrôle judiciaire avec interdiction formelle de fréquenter les débits de boisson. Les avocats d'ores et déjà vont préparer la défense de leurs clients pour cette audience de mai prochain. Ils vont demander que l'on duplique la bande-vidéo complète de la scène filmée par une des caméras du système de surveillance de la ville.
(1) Maître Jean-Louis Pujol hier en fin d'après-midi dénonçait «le procédé utilisé pour déférer les six personnes au palais. Surtout le fait qu'ils soient menottés comme de vulgaires malfrats ou bandits de grands chemins alors qu'ils n'ont participé qu'à une bagarre.» Il condamnait cette scénarisation estimant qu'une «convocation en bonne et due forme aurait été plus judicieuse».
http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/15/1306825-montauban-les-bagarreurs-du-raymond-deferes-au-parquet.html

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