Ainsi donc, dès avant 14 heures de très nombreux véhicules de police convergeaient vers la partie réservée à cet effet place du Coq. Transportant les six « suspectés » de s'être bagarrés et surtout d'être impliqués dans les actes de violence contre le policier mis à terre. Assistés de leurs avocats respectifs (Maîtres Jean-Louis Pujol, Aziz Hedabou, Laurence Boyer et Caroline Cherrel) ils passaient dans le bureau du vice-procureur Vignolles puis celui du JLD (juge des libertés et détention) Jean-Claude Pierru.
Procès le 11 mai prochain
Les six quittaient libres le palais de justice peu avant 15 h 45.D'après leurs conseils on peut affirmer qu'il n'a pas été retenu contre eux « les violences en réunion ». Mais ils auront à répondre lors de l'audience du TGI du vendredi matin 11 mai de « violences volontaires ayant entraîné une incapacité supérieure à 8 jours, en l'espèce 16 jours, sur personne dépositaire de l'autorité publique. » Le JLD jusqu'à la date de l'audience les a placés sous contrôle judiciaire avec interdiction formelle de fréquenter les débits de boisson. Les avocats d'ores et déjà vont préparer la défense de leurs clients pour cette audience de mai prochain. Ils vont demander que l'on duplique la bande-vidéo complète de la scène filmée par une des caméras du système de surveillance de la ville.(1) Maître Jean-Louis Pujol hier en fin d'après-midi dénonçait «le procédé utilisé pour déférer les six personnes au palais. Surtout le fait qu'ils soient menottés comme de vulgaires malfrats ou bandits de grands chemins alors qu'ils n'ont participé qu'à une bagarre.» Il condamnait cette scénarisation estimant qu'une «convocation en bonne et due forme aurait été plus judicieuse».
http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/15/1306825-montauban-les-bagarreurs-du-raymond-deferes-au-parquet.html
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