Michaël Millot est à bout. Il subit depuis son installation des vols à répétition et le saccage de ses légumes.
MICHAËL MILLOT, 40 ans, vit à Marcilly-sur Seine, il est hébergé par son père.
« J'ai toujours connu le travail du jardin, c'est ce que j'aime faire. Pendant quinze ans, j'ai travaillé dans une boîte de céréales pour gagner ma vie. Il m'est arrivé aussi de travailler pour un maraîcher. Je me suis lancé en étant salarié quand j'étais dans l'Aube. J'ai développé mon réseau. Au plus fort de la saison touristique, entre mai et août, les tournées s'enchaînaient notamment pour les gens du camping ».
Il a dit au revoir au salariat pour se mettre à son compte, il y a maintenant trois ans. Mais, ce n'est pas facile de faire son beurre tout seul. Surtout quand il s'agit de la production de légumes. Une production qui dépend des aléas du temps mais aussi en ce qui le concerne d'une répétition de dégradations et de vols subis de jour comme de nuit.
Série noire
Paranoïa ou acharnement contre une personne ? « J'ai l'impression qu'on m'en veut. Depuis que je suis arrivé ici, on ne cesse de voler une partie de ma production. L'autre fois, ce sont 10 rangs de haricots beurre qui ont été cueillis. On me pique et souvent on casse ! », rumine M. Millot.
Cela n'en finit plus et les dépôts de plainte à la gendarmerie se succèdent. Les méfaits vont du siphonnage des cuves à eau, remplies grâce à un puits que M. Millot a fait creuser, aux tuyaux goutte-à-goutte débranchés en saison chaude. En juillet dernier, on a cisaillé son grillage sur 50 centimètres, une clôture que le maraîcher a financé. L'homme est aujourd'hui à bout.
Il a du mal à s'en sortir et se trouve dans une situation financière précaire. « Je voudrais qu'on me laisse travailler, qu'on arrête d'abîmer mon outil de travail », lance-t-il.
De son côté, la gendarmerie dit avoir mené les enquêtes qui s'imposaient. « Nous avons fait notre travail. Une enquête est en cours. Et de toute façon un élément nouveau peut nous faire rouvrir une enquête à tout moment », indique le capitaine Romain à la tête de la communauté de brigades de Sézanne.
En outre, c'est la note positive, la commune qui a aidé au niveau du CCAS,
M. Millot, « n'a pas changé d'avis. Nous lui avons offert de disposer du terrain sur lequel il fait de la culture maraîchère, il n'est pas question de lui retirer », assure-t-on.
Si chacun fait bien son métier ou son travail, on espère donc que les choses doivent s'arranger dans un avenir proche.http://www.lunion.presse.fr/article/marne/qui-en-veut-a-ce-maraicher-de-marcilly-sur-seine
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