Denise Delaunay, 87 ans, avait été frappée, violée et finalement tuée, dans son petit pavillon de Saint-Leu-la-Forêt. Elle avait été retrouvée morte dans le couloir, bâillonnée et ligotée, le lendemain matin. Hier après-midi, la juge d’instruction de Pontoise chargée du dossier a conduit la reconstitution de ce crime sauvage, commis le 20 décembre 2010 et qui a bouleversé toute une commune. Denise était une figure attachante de la vie locale.
Il est 14h30 lorsque la voiture de la DRPJ de Versailles arrive et se gare dans l’ancien chemin de Paris. A son bord, l’auteur présumé des faits, un homme âgé d’une trentaine d’années mis en examen pour meurtre et actes de torture et de barbarie. Une demi-heure plus tard, encadré de près par les policiers de la PJ et les fonctionnaires du commissariat de Taverny, l’homme commence à expliquer, sur le seuil de la porte d’entrée du pavillon, comment il est entré ce soir-là pour commettre ensuite l’irréparable, l’abominable.
Hier, pendant de longues heures, cet homme a dû reprendre minute par minute le déroulement des faits de cette soirée d’hiver. Mais sans apparemment fournir beaucoup d’éléments. Celui qui a reconnu son geste devant les enquêteurs de la brigade criminelle et devant le juge, a souvent indiqué hier qu’il ne souvenait pas ou bien que son corps avait agi séparément de sa tête. Il n’a toujours pas fourni d’explications précises à son passage à l’acte.
La reconstitution s’est achevée à 20 heures par sa sortie du pavillon : l’homme a pris le même chemin qu’en décembre 2010, passant par la fenêtre du premier étage et gagnant le sol en empruntant le poteau électrique situé juste à côté.
L’enquête avait permis d’établir que cet employé dans une pizzeria de Saint-Leu avait bu le soir du crime. Il avait été renvoyé chez lui par son patron. Mais il s’était arrêté en chemin, poussant la porte du pavillon de Denise qu’il connaissait pour lui avoir livré des repas. Selon lui, Denise s’était énervée, l’avait menacé avec sa canne. Il explique avoir poussé la vieille dame dans le dos avant de la ligoter. Il l’a ensuite frappée à mort à coups de pied et l’a violée.
Son ADN avait été retrouvé sur les lieux du crime mais n’était pas répertorié au Fichier national des empreintes génétiques. Il a fallu que le suspect soit impliqué dans un vol commis dans un supermarché pour que la trace de Saint-Leu fournisse enfin une identité. Son interpellation avait pu avoir lieu en octobre dernier.http://www.leparisien.fr/pontoise-95300/reconstitution-du-crime-sauvage-de-denise-delaunay-07-03-2012-1893461.php
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