Les faits se sont produits en janvier 2011. Dans le brouhaha de la piscine de Givet et sous l'écume permanente de cette grande casserole bouillonnante, il aurait agrippé la jambe d'une jeune fille de moins de 14 ans, aurait ensuite saisi l'ado par le bras puis, à une dizaine de reprises, aurait glissé sa main dans la culotte de son maillot. Des faits qu'a contestés avec force le prévenu, ce mardi, devant le tribunal correctionnel de Dinant.
Caméras en panne
« Mon client fréquentait cette piscine depuis un an et jamais on ne lui a reproché quoi que ce soit, a plaidé son avocat. Un maître nageur dit ne rien avoir observé d'intrigant. La sœur aînée de la plaignante, qui était à ses côtés, dit qu'un homme s'est approché. Mais elle n'a rien vu non plus. »
Pour le conseil de la défense, l'absence de réaction d'indignation est aussi un indice : « La jeune fille dit qu'elle était à côté de sa sœur. Pourquoi ne pas lui avoir dit de suite ? Pourquoi ne pas avoir repoussé mon client ? Elle déclare que l'un de ses profs se trouvait aussi dans le jacuzzi avec son épouse : elle aurait pu l'appeler à l'aide mais non, elle ne se manifeste pas ! »
Pas de chance : les caméras de surveillance étaient en panne ce jour-là, dit-on à Givet…
« J'ai été estomaqué quand la brigade des mœurs m'a appréhendé à la sortie de la piscine, a déclaré le prévenu. J'ai toujours respecté la gent féminine et sachez que depuis, je souffre beaucoup : les villages sont petits et les ragots sont grands. »
Le ministère public, lui, ne voit pas les choses de cette façon : le prévenu était bien présent ce jour-là, il a été décrit comme un dragueur, qui se serait déjà retrouvé en situation délicate en abordant une femme. Il a requis trois ans de prison. La victime, traumatisée, réclame 1.000 euros à titre provisionnel. Elle est suivie par un psychologue et n'ose plus se rendre seule à la piscine. Jugement le 17 avril
http://www.lunion.presse.fr/article/ardennes/un-belge-aurait-eu-la-main-baladeuse
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