dimanche 15 avril 2012

Disparitions et morts suspectes de chats du village Trois plaintes déposées en gendarmerie

Six disparitions déclarées et quatre cadavres de chats dans le petit village de Jaulgonne. Les gendarmes ont ouvert une enquête à la suite du dépôt de plainte de trois maîtres.
EN moins de trois semaines, sur six chats portés disparus dans le petit village de Jaulgonne, quatre ont été retrouvés morts. « Dans d'atroces souffrances, ils ont tous le poil hérissé », confie Sylvia encore toute bouleversée devant un cadavre de matou, dont le propriétaire n'avait pas encore été identifié, lors de notre rencontre.
Cette jeune mère de famille a perdu deux de ses trois félins. Elle a découvert Garfield, jeune matou gisant dans la cave de son habitation. La chatte Pistache n'a toujours pas réapparu, Sylvia n'a guère d'espoir de la retrouver vivante. Dans le village, elle n'est pas la seule à regretter ses compagnons à quatre pattes.
Billes bleues dans l'estomac
Magdalena est une voisine, elle aussi a perdu un chat. Lors de ses recherches, elle a trouvé non seulement la dépouille de son matou, mais aussi celle d'un autre matou dans le grenier de son domicile.
Les deux propriétaires ont fait autopsier leur animal domestique (identifié et stérilisé, ndlr). Les vétérinaires ont observé « des billes colorées bleues » dans le contenu digestif des deux animaux. L'un des matous portait aussi des traces de coups sur les flancs comme s'il avait été battu.
Une analyse plus poussée du contenu gastrique de l'un a permis de déterminer qu'il s'agissait de produits de traitement de la vigne.
Trois propriétaires ont porté plainte en gendarmerie de Condé-en-Brie.
La brigade a ouvert une enquête, les militaires devaient rencontrer les viticulteurs du secteur pour comprendre comment les animaux ont pu ingérer ces grains.
Pour Sylvia, cela ne peut être qu'un geste malveillant. Ce n'est pas la première fois qu'on s'en prend aux matous du village pourtant domestiques. « Deux de mes chats ont été maltraités l'an dernier. On leur a cassé la queue », raconte-t-elle en montrant son dernier chat caramel amputé de sa queue depuis sa mésaventure en mars 2011. À l'époque, sa propriétaire avait porté plainte pour maltraitance. L'affaire a été classée sans suite.
Aujourd'hui, dans les cas d'empoissonnement, elle et les autres victimes sont soutenues par l'association Chats sans toi, de Château-Thierry. « Un dossier a été envoyé à la fondation Brigitte Bardot, confiait Marguette Ledeuil, présidente. Nous avons aussi distribué des tracts dans les boîtes aux lettres pour rappeler aux responsables les peines qu'ils encourent. » À savoir deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros.
La présidente, régulièrement alertée de ce genre de cas, soupçonne un acte volontaire. Il apparaît peu probable qu'un animal déguste des pesticides sans avoir été trompé par de la pâtée, selon la protectrice des animaux.

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/jaulgonne-disparitions-et-morts-suspectes-de-chats-du-village-trois-plaintes-deposees-

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