vendredi 19 octobre 2012

FLESSELLES (80) À 80 ans, séquestrée pour mille euros

On a commencé à clicher les portes pour voir si on pouvait rentrer dans une maison », explique Kévin Pétain. Une porte, justement, n'est pas verrouillée. C'est celle d'une personne âgée de 80 ans. Cette dame vit seule et dort paisiblement au premier étage de l'habitation.
À 4 h 30, elle est sortie de son sommeil par trois hommes. Deux se trouvent autour de son lit et le troisième attend sur le palier. Tous trois ont le village dissimulé par une cagoule.

«Donne nous le code confidentiel de ta carte bancaire », ordonne l'un des agresseurs. Dans un premier temps, la vieille dame répond qu'elle ne s'en souvient pas. Un des hommes montre alors le couteau de boucher qu'il tient à la main. La victime décide de donner le code. Pendant qu'un des visiteurs indésirables part à Amiens et retire, après plusieurs essais infructueux, 940 euros dans un distributeur, ses deux complices restent sur place. La victime expliquera plus tard aux gendarmes qu'elle a engagé le dialogue avec les malfaiteurs. Ces derniers lui parlent de leurs difficultés à trouver du travail et de l'argent, rien de moins. Lorsque leur complice revient dans la maison, ils quittent les lieux non sans avoir fait main basse sur 100 euros d'argent liquide et divers objets dont un GPS. C'est d'ailleurs ce qui va les perdre.

En septembre dernier, les gendarmes de Flixecourt enquêtent sur une série de cambriolages et interpellent les trois hommes. Au cours d'une perquisition, ils découvrent le fameux GPS qui ne fait pas partie des objets volés dans la région de Flixecourt. En revanche, les gendarmes de la brigade des recherches d'Amiens, chargés de l'enquête sur l'agression et la séquestration de la vieille dame, sont très intéressés. Ils confondent Pierre Lefebvre et ses deux comparses sans difficulté.

Lors de l'audience du tribunal de mercredi soir, il a fallu beaucoup de patience à la présidente Catherine Briet pour comprendre le rôle de chacun lors des faits. Les trois prévenus ont jour l'air connu : «C'est pas moi, c'est l'autre ».

Il est très clairement apparu que les trois prévenus n'ont pas des profils de premiers de la classe, loin s'en faut. Aucun des trois ne travaille et tous vivent de petits vols mais le 24 mai, ils ont franchi une étape de trop dans la délinquance. Pierre Lefebvre, qui avait déjà été condamné à 16 reprises, a payé le prix fort, écopant de 4 ans de prison ferme. Ses deux complices ont été condamnés à 18 mois ferme et 12 mois de mise à l'épreuve. Tous sont restés en prison.

http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/A-80-ans-sequestree-pour-mille-euros

Aucun commentaire: