L'insalubrité d'une maison squattée rue du Château du Roi a conduit au déclenchement de mesures d'urgence hier après-midi.
Le secteur sauvegardé cadurcien recèle de nombreuses surprises, mais la découverte d'une maison squattée et insalubre 72 rue du Château du Roi n'a pas ravi les autorités. Venu constater la vétusté d'une maison, Jean-Luc Romieux, expert juridique mandaté par le tribunal administratif de Toulouse, a découvert que l'immeuble était «habité» et dangereux. Il a alors immédiatement déclenché une mesure d'urgence provisoire : «je crains surtout pour les enfants qui peuvent venir jouer ici».
Deux appartements étaient occupés par des squatters, ils avaient détourné l'électricité et s'étaient tranquillement installés avec télévision et internet. Leur chauffage provenait d'une plaque chauffante allumée en permanence… sur un tapis et au milieu des matelas. L'expert a demandé une intervention en urgence d'EDF devant le risque d'incendie dont la dangerosité est décuplée dans ce secteur patrimonial sensible où les maisons sont à charpente de bois. Les squatters sont arrivés pendant les travaux d'EDF et ont été priés de quitter les lieux. Ils ont récupéré calmement leurs affaires, sans intervention policière, avant que la porte du bâtiment ne soit définitivement close. L'eau a également été coupée pour prévenir leur retour.
«Nous avons dû condamner cet immeuble, mais c'est une mesure provisoire, des travaux importants doivent être engagés avant sa réouverture» souligne l'expert. L'architecture du bâtiment (cave et fenêtre médiévales, porte du XVIIIe) a été mise à rude épreuve par ces années d'abandon.
«Cet état d'insalubrité a pour conséquence la destruction de l'architecture des immeubles» se désolent des membres de la maison du patrimoine, présents pour constater les dégâts. Jean Pourchet, propriétaire de la maison, regrette «de ne pas l'avoir mieux entretenue», mais reconnaît la nécessite de la procédure d'urgence qui a été mise en place.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/11/13/1487463-cahors-intervention-d-urgence-dans-le-secteur-sauvegarde.html
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