Le chauffeur du
car qui avait été percuté par un TER en 2008 (sept collégiens tués) à Allinges
(Haute-Savoie),
a été hospitalisé lundi soir au quatrième jour de son procès en correctionnelle,
a-t-on appris mardi auprès de son avocat. "Il a eu une sorte de crise d'angoisse
à la suite des témoignages des enfants. C'était un flot qu'il n'a pas su gérer",
a déclaré à un correspondant de l'AFP Me Adrien-Charles Dana.
Jean-Jacques Prost est poursuivi pour homicide involontaire
devant le tribunal correctionnel de Thonon-les-Bains, aux côtés de la SNCF et de
Réseau ferré de France (RFF). Lundi, plusieurs victimes qui étaient à bord du
car au moment de l'accident ont exprimé leur pardon à M. Prost, le qualifiant
parfois de "victime". "Les témoignages des enfants, ça lui est tombé dessus", a
expliqué son avocat, indiquant que son client s'était plutôt préparé "à subir
des critiques négatives".
"J'aurais pu faire quelque chose"
M. Prost n'était pas présent mardi matin à l'ouverture de
l'audience mais est revenu au tribunal en milieu de matinée malgré une dispense
des médecins. Jean-Jacques Prost avait déjà fait un premier malaise lundi
après-midi puis était revenu assister aux auditions peu après. Il a passé la
nuit à l'hôpital en observation. Vendredi, il avait déclaré qu'il aurait préféré
mourir avec les collégiens "plutôt que d'être là aujourd'hui", avant d'éclater
en sanglots.
"Le plus terrible pour moi, c'est que j'aurais pu faire quelque
chose (...). C'est ça qui me ronge aujourd'hui", avait-il dit. Le 2 juin 2008,
un TER assurant la liaison entre Evian-les-Bains et Genève avait percuté son car
scolaire, tuant sept collégiens âgés de 11 à 13 ans et faisant 25 blessés.
Le procès doit s'achever le 12 avril.
Le procès doit s'achever le 12 avril.
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