Ils guettaient des jeunes à la sortie de boîtes de nuit parisiennes, proposaient de les raccompagner et les abandonnaient en banlieue après les avoir dépouillés: deux hommes ont été condamnés lundi à cinq ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Pontoise.
Poursuivis pour des faits d'extorsion, de vol avec violence, de violence aggravée en réunion, d'escroquerie et tentative d'escroquerie, et de séquestration, les deux prévenus originaires de Sarcelles (Val-d'Oise), âgés de 21 et 23 ans, encouraient jusqu'à 10 ans de prison.
Accusés d'avoir extorqué sept personnes
Déjà condamnés pour des faits similaires, pris en flagrant délit en juin 2013, ils avaient, à la découverte de nouvelles victimes, à nouveau été arrêtés en novembre et placés en détention. Entre mai et juin 2013, les deux complices sont accusés d'avoir extorqué sept personnes avec le même "modus operandi". Ils guettaient leurs victimes, des hommes âgés de 20 à 27 ans, à la sortie de boîtes de nuit, souvent près des Champs-Élysées.
Le profil des victimes ?
Des touristes étrangers un peu paumés, des Franciliens qui sortent tard du travail, des étudiants qui ne peuvent pas s'offrir le taxi ou des "clubbers" passablement éméchés.
Leur mode opératoire ?
Ils engageaient la conversation et proposaient de les raccompagner. Sous prétexte de faire le plein, ils prenaient alors la route de la grande banlieue et une fois arrivés, leur vidaient les poches, les menaçant d'une épée ou d'un couteau. Une fois les cartes de crédit, avec le code, et les téléphones portables volés, ils les expulsaient du véhicule, souvent autour de Sarcelles.
"Je pensais que c'était facile de se faire de l'argent comme ça"
Peu diserts lors de l'audience, contestant même avoir été présents lors de l'agression de certaines victimes, les deux prévenus n'ont pas expliqué leur
geste. "Je pensais que c'était facile de se faire de l'argent comme ça", a déclaré
l'un deux. "Mais je n'ai pas de mots pour expliquer". L'autre, niant avoir participé à cinq séquestrations, ajoutera ne pas savoir "ce qui (lui) a pris".
geste. "Je pensais que c'était facile de se faire de l'argent comme ça", a déclaré
l'un deux. "Mais je n'ai pas de mots pour expliquer". L'autre, niant avoir participé à cinq séquestrations, ajoutera ne pas savoir "ce qui (lui) a pris".
"L'un avait le rôle de gentil et l'autre donnait les ordres"
"On voit bien qu'il y en a un qui a rôle prédominant", a déclaré le vice-procureur, Mme Pagès-Couderc, lors de son réquisitoire. "L'un avait le rôle de gentil et l'autre donnait les ordres, passait les coups de fil", ajoutera la magistrate. Le ministère public avait requis une peine de trois ans d'emprisonnement pour l'un, cinq ans pour l'autre.
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