samedi 14 décembre 2013

Plaques d'égouts volées : un nouveau fléau en ville

Pas moins de 1 400 plaques d’égouts ont été volées sur les 37 communes de Toulouse Métropole en 2013, dont 500 sur la commune de Toulouse. Les autorités prennent le phénomène au sérieux.
Après les câbles en cuivre, les plaques en fonte. Depuis octobre 2012, 1 400 plaques d’égouts ou avaloirs d’eaux de pluie ont été volés à Toulouse Métropole. Majoritairement à l’ouest et au sud-ouest de l’agglomération.
Selon Véolia, responsable du réseau de la ville de Toulouse, 500 plaques ont été volées dans la ville rose en 2013. «Un phénomène nouveau», selon un policier. «Les voleurs se munissent d’un pied de biche, dans des quartiers isolés, sur des routes peu empruntées.»
C’est le cas du quartier de Pouvourville, où selon une habitante, entre «dix et quinze» plaques ont été volées en l’espace d’un week-end, fin mars dernier. Route de Bayonne, toujours à Toulouse, les policiers ont pris un voleur en flagrant délit, avec plusieurs plaques dans son coffre, en mai dernier.

1 400 plaques volées en 2013

Selon un spécialiste, le cours de la fonte a connu une forte hausse en 2012. Pour atteindre, fin 2013, le prix de 300 € la tonne. Soit 0,30 € le kg. Une plaque d’égouts pouvant atteindre les 50 kg ne rapportera «que» 15 € à la revente. Loin du prix du cuivre, qui dépasse les 4 € le kilo. «Il faut donc en voler beaucoup», note un technicien de Toulouse Métropole.
Les services de la Métropole et de Véolia prennent le problème très au sérieux. En effet, le coût pour la collectivité n’est pas négligeable. Un tampon (nom de la plaque ronde sur la chaussée) coûte 740 € en moyenne à remplacer. Soit plus d’1M€ pour remplacer les 1 400 plaques volées en 2013.
Alors, pour éviter qu’elles soient volées plusieurs fois, les plaques remplacées sont soudées, aussi souvent que possible. «Mais nous ne pouvons pas sceller toutes les plaques, car cela oblige les techniciens à les dessouder à chaque fois qu’ils veulent les ouvrir», note-t-on chez Veolia.
Alors Toulouse Métropole travaille sur des plaques en matériaux composites, aussi résistantes que les plaques en fonte, mais sans valeur marchande. Des systèmes de clé sont également étudiés.
Pour les habitants du quartier de Pouvourville, sur les hauteurs de Toulouse, le temps presse. Dévalisés de leurs plaques d’égouts au printemps dernier, ils craignent désormais l’accident grave. À pied ou en deux-roues.

http://www.ladepeche.fr/article/2013/12/14/1775288-plaques-d-egouts-volees-un-nouveau-fleau-en-ville.html

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