Au terme de 48 heures de garde de vue et d'interrogatoires par la brigade financière de la P.J. de Nice, une clerc de notaire a été présentée au parquet. Si elle a sauvegardé sa liberté, elle n'a pas échappé aux poursuites judiciaires.
Placée sous contrôle judiciaire, Albina Bordes, 62 ans, a été mise en examen pour « escroquerie en bande organisée ».
Au sein d'une importante étude notariale de Nice, cette Française d'origine italienne est accusée d'avoir monté de faux dossiers de crédit au bénéfice de clients transalpins et au détriment de deux établissements bancaires. Ceux-ci auraient été abusés pour une somme avoisinant les six millions d'euros. La clerc est également suspectée d'avoir indûment prélevé des provisions sur frais. Pour l'étude, le préjudice, d'un montant de 400 000 euros, a été pris en charge par l'assurance.
Elle « n'a pas pris un euro »
En proie, semble-t-il, à un certain nombre de difficultés familiales et financières, Albina Bordes aurait reconnu les faits dans le bureau de la juge d'instruction Camille Berthet. Elle a cependant nié tout enrichissement personnel. « Elle a rendu service, elle n'a pas mis un euro dans sa poche »,confirme son avocat, Me Bernard Ginez, en se refusant à tout autre commentaire.
Patron de l'étude concernée, Me Jean-Jacques Hermant avait déposé plainte en compagnie de ses associés durant l'été 2012, avant de licencier la clerc et de prendre une hypothèque sur sa villa de Tourrette-Levens.
« Je suis très heureux,indique cet ancien président de la Chambre départementale des notaires, que la police et la justice aient fait leur travail ».
L'enquête n'en est qu'à ses débuts. Elle va logiquement s'orienter vers l'Italie et les clients de la mise en examen. Une commission rogatoire internationale à destination de ce pays vient d'être lancée par la juge Berthet.
http://www.nicematin.com/nice/une-clerc-de-notaire-poursuivie-pour-escroquerie-a-nice.1554319.html
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