mercredi 24 août 2016

Retraités séquestrés : gros coup de filet des gendarmes

Cinq jours après l'agression et la séquestration d'un couple de retraités à son domicile de Cintegabelle, les gendarmes ont interpellé plusieurs suspects hier.
Frappé, bâillonné et séquestré durant de longues heures à son domicile de Cintegabelle, près de Toulouse, un couple de retraités de 72 ans se remet difficilement de sa soirée cauchemardesque du jeudi 18 août. Mais depuis hier matin et seulement cinq jours après les faits, l'enquête sur cette sauvage agression connaît une spectaculaire avancée. Les gendarmes de la brigade de recherches de Villefranche-de-Lauragais et de la section de recherche de Toulouse Midi-Pyrénées appuyés par l'antenne du GIGN basée à Toulouse ont mené un important coup de filet dans l'Ouest de la France. Plusieurs individus ont été interpellés en lien avec cette affaire et ont été placés en garde à vue à la gendarmerie depuis hier matin.
Une opération menée dans la plus grande discrétion et qui est ressentie par les victimes comme le début d'un «grand soulagement». Ces retraités ont vu jaillir la foudre dans leur maison, dans la soirée du 18 août où un commando armé et déterminé a quitté les lieux en emportant les cartes bancaires des victimes et un butin dont le montant n'est pas communiqué.
Ce soir-là, plusieurs individus vêtus de couleur sombre et armés sont surpris par la propriétaire des lieux. Cette femme est agressée et ligotée. Lorsque son mari arrive au domicile il est frappé à coups de crosse avant d'être lui aussi entravé et bâillonné. Les malfaiteurs opèrent alors une fouille méthodique de l'habitation à la recherche d'objets de valeur. Ils mettent la main sur des espèces et dérobent des cartes bancaires. Au cours de ces longues heures de calvaire, les téléphones portables des septuagénaires sont mis hors d'état de fonctionnement. Les victimes sont maintenues ligotées au premier étage de la maison et très affaiblies «probablement par la prise contrainte de somnifères», indique un membre de la famille. Ce n'est que le lendemain matin, que les époux parviennent à se libérer de leurs liens en rampant dans leur maison. Ils empoignent le seul téléphone fixe encore en fonctionnement et donnent l'alerte. Pris en charge par les secours et hospitalisés pour effectuer des examens, «ils se remettent lentement», assure un proche du couple.
Dès vendredi, les gendarmes investissent les lieux et les techniciens en investigation criminelle effectuent le travail habituel de relevé d'indices. Dès le week-end, des éléments déterminants sont parvenus aux enquêteurs qui ont alors orienté leurs investigations vers une piste précise. Une piste qui les a conduits vers l'Ouest de la France dès hier matin à l'aube.
http://www.ladepeche.fr/communes/cintegabelle,31145.html

Aucun commentaire: