Un père de famille de 39 ans a été tué d’une balle dans la tête, dans son lit, hier matin à Ermont. Les quatre hommes ayant participé au meurtre sont activement recherchés depuis par les policiers de la brigade criminelle de la DRPJ de Versailles, en charge de l’enquête. Parmi les pistes explorées : celle du règlement de comptes dans le milieu du banditisme, auquel la victime pourrait être liée.
Hier matin, quelques policiers gardaient l’entrée du hall de la résidence l’Emeraude, dans le quartier des Passerelles. Un peu plus tôt, un père de famille a été abattu chez lui par un véritable commando. Tout s’est joué en quelques minutes. Peu avant 8 heures, quatre hommes se sont introduits dans l’appartement familial de l’allée Pierre-Puget au premier étage. Pour y parvenir, ils ont auparavant menacé la compagne de la victime au moment où celle-ci emmenait leurs deux enfants à l’école. Sa fillette de 8 ans et son petit garçon âgé de 3 ans se trouvaient alors dans la voiture. Ils n’ont pas assisté au drame.
Une altercation avant le coup de feu
Armés, cagoulés, et pour certains gantés, les quatre malfaiteurs se sont dirigés directement vers la chambre du père qui se trouvait alors dans son lit. Selon les premiers éléments recueillis dans le cadre de l’enquête, il y a eu une discussion entre lui et les quatre hommes, puis rapidement une altercation. Un coup de feu a été tiré et la victime touchée à la tête. Elle a été transportée dans un état désespéré à l’hôpital Beaujon où le décès a été constaté. « Il y a beaucoup de pistes possibles pour l’instant », confiait sur les lieux des faits Mickael Humbert, substitut du procureur. Certaines sont liées à la personnalité de la victime, un homme, selon le magistrat, « impliqué dans quelques affaires en cours relevant du grand banditisme dans le domaine financier et du trafic de stupéfiants ». Des dossiers dont l’ampleur dépasse, selon le magistrat, le simple cadre du Val-d’Oise. La victime avait par ailleurs un passé judiciaire, notamment en matière de stupéfiants, et avait déjà été incarcérée.
Les experts de l’identité judiciaire ont passé au crible l’appartement de la mère de famille à la recherche d’indices. Un logement que la victime venait de rejoindre. « Il s’était absenté pendant plusieurs mois », confiait hier l’une des habitantes de l’immeuble. « Je l’ai de nouveau croisé avant-hier. Je lui ai que cela me faisait plaisir de le revoir. Sa femme était restée pendant toute cette période avec les enfants. »
Dans le quartier, c’est l’étonnement qui prévaut. « C’est plutôt un immeuble calme. C’est surprenant », indique un résidant. Si certains déplorent le bruit des jeunes dans ce quartier situé sur les deux communes d’Ermont et de Sannois, d’autres assurent aussitôt : « Ce n’est pas le ghetto. »
http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/execute-dans-sa-chambre-06-05-2011-1437366.php
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