Les pompiers ont frappé à la porte vers 4 heures et nous ont demandé de sortir! » grimace Oscar. Comme ce retraité, les habitants des petits immeubles situés sur la voie Promenade et l’allée des Acacias à Villeneuve-la-Garenne ont connu un réveil brutal hier matin. Un incendie a ravagé un appartement au troisième étage du bâtiment le plus grand.
Les secours dépêchés sur place ont retiré un corps sans vie du logement en flammes.
Une jeune femme de 21 ans qui vivait avec ses parents et son frère — ce dernier était absent lors du sinistre — a perdu la vie. Elle a succombé en raison des fumées toxiques qu’elle a inhalées. Gravement brûlée, sa mère, âgée de 47 ans, a été transportée à l’hôpital Percy, à Clamart. Son pronostic vital restait engagé hier soir. Quant à son père, intoxiqué par les émanations, les pompiers l’ont conduit à l’hôpital Beaujon de Clichy avec une voisine.
« C’est triste, lâche une habitante. Je ne connais pas plus que ça ces gens. On se croise devant les garages. On se dit bonjour. Mais ce qui leur est arrivé est vraiment horrible. »
Pour l’instant, on ignore les causes du sinistre, mais la thèse de l’accident semble la plus plausible. Les enquêteurs de la police scientifique dépêchés hier matin sur les lieux doivent analyser les indices qu’ils ont pu recueillir.
Lors de leur intervention, les soldats du feu, qui ont déployé trois véhicules, ont jeté le mobilier par les fenêtres. Cette action ayant pour but d’éviter que les objets ne viennent alimenter le brasier. « On a suivi ça de chez nous avec ma femme, explique André, installé dans la copropriété depuis la fin des années 1950. Ça a bien brûlé. »
« La pompe a dû marcher jusqu’à 6 heures, ajoute Oscar. Heureusement, on a pu rentrer très vite chez nous. » Les véhicules rouges ont finalement quitté la voie Promenade peu avant 11 heures.
Hier en fin de matinée, les traces noires apparues sur la façade blanche du bâtiment attiraient le regard des riverains qui se regroupaient dans la rue. « C’est malheureux de voir ça, regrette un trentenaire. Nous venons de vivre deux incendies en deux semaines (NDLR : le 23 octobre). Ça fait beaucoup! » « La victime était autiste », précise Michel qui a longtemps habité au deuxième étage avant de quitter cette cité construite en 1955 pour accueillir des salariés de l’usine Chausson. A la mairie, on attend les conclusions de l’enquête. « La famille était tranquille, bien intégrée », précise-t-on, « c’est vraiment terrible ».
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